Après des essais libres prometteurs, Ferrari a dû se contenter des quatrième et cinquième places sur la grille à Austin. Guenther Steiner se demande si Mercedes et Red Bull ne gardent pas une partie de leur potentiel avant les qualifications. Une hypothèse qui rejoint les interrogations de Lewis Hamilton.

Pourquoi Ferrari perd-elle son avantage apparent en qualifications ?
À Austin, Ferrari semblait en mesure de jouer la pole. Lewis Hamilton et Charles Leclerc s’étaient montrés rapides en essais libres, puis en Q1 et Q2. Mais lorsque les qualifications sont entrées dans leur phase décisive, les deux pilotes ont perdu du terrain face à Mercedes et Red Bull. Leclerc a terminé quatrième, Hamilton cinquième.
Ce décrochage a surpris Hamilton, qui se demande comment ses rivales ont pu trouver autant de performance au moment de la Q3. Guenther Steiner partage aujourd’hui une partie de ses interrogations.
Hamilton a réagi dès la radio après son dernier tour : « Ces gars doivent augmenter la puissance de leurs moteurs pour cette dernière Q3, parce que d’où vient ce temps ? »
Devant les médias, le pilote Ferrari a expliqué que sa voiture lui avait paru compétitive en EL3 et qu’il n’avait pas eu le sentiment que son comportement avait radicalement changé en Q3. « Ces gars ont réussi à franchir un cap. Je ne sais pas comment », a-t-il résumé.
Le Britannique a également insisté sur le déficit de Ferrari en ligne droite. Selon lui, la monoplace était aussi performante que celles de ses rivales dans les virages, mais perdait du temps dans les lignes droites. Il estime que l’écart de puissance avec Mercedes et Red Bull reste significatif.
Steiner soupçonne ses rivales de retenir leur potentiel
Sur le podcast Chequered Flag, l’ancien directeur de Haas a relevé une tendance qui l’interpelle : lors des dernières courses, les Ferrari lui semblent souvent plus rapides en essais libres que ne le laissent ensuite penser leurs résultats en qualifications.
Steiner prend toutefois soin de préciser qu’il n’a pas étudié les données en détail. Il s’appuie sur une impression, celle que les équipes rivales conserveraient une partie de leurs performances avant de les libérer au moment décisif. « Je ne parlerais pas de véritable sandbagging, mais j’ai l’impression que les autres retiennent quelque chose avant les qualifications, contrairement à Ferrari », explique-t-il en substance.
Cette différence pourrait aussi contribuer aux attentes élevées autour de la Scuderia. Lorsque les chronos des essais laissent espérer une pole, une quatrième et une cinquième place ont forcément un goût de déception. Steiner estime que Ferrari se retrouve régulièrement confrontée à ce décalage entre les promesses du vendredi et du samedi et le résultat final.
Le résultat du dimanche a quelque peu changé la perspective. Charles Leclerc a terminé deuxième, un résultat que Steiner juge très bon, tandis que Lewis Hamilton a pris la quatrième place.
Ferrari a donc réussi à obtenir un résultat solide en course, même si elle n’a pas disposé du rythme nécessaire pour battre Mercedes et Red Bull sur l’ensemble du week-end.







