Cadillac ferme la porte à Daniel Ricciardo pour 2026 : le patron de l’équipe juge le pilote australien « pas assez motivé » pour rejoindre le projet américain

Le directeur de la future écurie Cadillac F1, Graeme Lowdon, a publiquement mis fin aux spéculations concernant Daniel Ricciardo lors d’une prise de parole qui clarifie en profondeur sa stratégie de recrutement. En expliquant pourquoi l’Australien est considéré comme “le mauvais choix”, il a surtout défini le critère non négociable pour quiconque souhaite rejoindre le projet américain en 2026 : un engagement total, qui ne peut être le fruit de la persuasion.
S’exprimant dans le cadre du High Performance Podcast, Lowdon a expliqué que sa position se basait sur les propres déclarations de Ricciardo. Il a fait référence à un clip vidéo de décembre 2024 où le pilote, interrogé par un fan sur l’option Cadillac, avait répondu par un “Nah, I’m done” (“Non, c’est bon”). Pour le dirigeant de Cadillac, cette prise de position suffit à clore le débat. « Si je dois convaincre quelqu’un, alors ce n’est pas la bonne personne. On ne devrait jamais avoir à convaincre un pilote de F1 de monter dans la voiture. »
Cette approche est particulièrement révélatrice de la culture que Cadillac cherche à instaurer. Pour une nouvelle écurie qui s’attend à des débuts difficiles, la certitude de pouvoir compter sur des pilotes pleinement investis dans le projet est fondamentale. La direction veut des bâtisseurs, conscients du défi à long terme, et non des pilotes qui pourraient voir l’équipe comme une simple opportunité de fin de carrière.
Cette clarification permet également de mieux analyser la “short-list” de six à dix noms que Lowdon a confirmé être à l’étude. Elle met en perspective les candidatures de pilotes qui, à l’inverse de Ricciardo, manifestent activement leur intérêt. C’est le cas de Valtteri Bottas, actuel pilote de développement Mercedes, dont la campagne sur les réseaux sociaux pour attirer l’attention de Cadillac est un exemple de l’engagement proactif que l’équipe semble apprécier.
Sergio Pérez est un autre cas pertinent. Laissé sans volant par Red Bull après une saison 2024 difficile, son expérience, sa nationalité et ses soutiens financiers en font un candidat logique. La question pour Cadillac sera de déterminer si son profil correspond à cette exigence de reconstruction après une expérience éprouvante au sein d’une équipe de pointe.
La décision de Cadillac concernant son duo de pilotes est l’une des dernières grandes inconnues du marché. Avec des essais de pré-saison qui débuteront dès janvier 2026, le temps presse.