Cadillac a conçu un accord inédit avec Sergio Pérez, mélangeant rémunération sportive et rôle d’ambassadeur commercial sur un marché clé.

Après une année sur la touche, le retour de Sergio Pérez en Formule 1 pour la saison 2026, au sein du tout nouveau projet Cadillac, a marqué les esprits. Aux côtés de Valtteri Bottas, il composera le duo le plus expérimenté de la grille, chargé d’accompagner les débuts du géant américain. Mais recruter un pilote de cette envergure a un prix, et l’analyse de son contrat dévoile une mécanique financière bien plus riche qu’un simple salaire annuel.
D’après les informations relayées par le média mexicain RecordMX, Pérez toucherait un salaire de base d’environ 10 millions de dollars par saison. Ce montant le maintient dans la même tranche que son précédent contrat chez Red Bull et le place solidement parmi les sept pilotes les mieux rémunérés de la grille. Seuls Verstappen, Hamilton, Leclerc, Norris, Alonso et Russell émargeraient à un niveau supérieur. Pour une écurie débutante, ce chiffre reflète clairement des ambitions élevées.
À ce fixe s’ajoute le traditionnel système de primes liées aux performances : points marqués, podiums, victoires et position finale au championnat. Mais Cadillac a innové avec une clause spéciale : une prime indexée directement sur les ventes de merchandising. Cette disposition, pensée sur mesure pour Pérez, transforme le pilote en véritable moteur commercial de l’équipe.
Si Cadillac a osé ce montage, c’est parce que Pérez est bien plus qu’un pilote. C’est une icône populaire, surtout en Amérique latine, un marché stratégique pour une marque américaine. Quelques chiffres de son époque Red Bull suffisent à le rappeler : il était le deuxième plus gros vendeur de produits dérivés derrière Hamilton, et monopolisait environ 65 % des ventes Red Bull au Mexique.
En liant ses revenus aux ventes, Cadillac s’assure de son implication en tant qu’ambassadeur, tout en profitant de l’apport de ses sponsors personnels comme Telcel, Kit Kat ou Patrón, capables d’injecter des millions supplémentaires.
Certains pourraient juger audacieux de miser si gros sur un pilote poussé vers la sortie chez Red Bull fin 2024. Mais la saison 2025 a montré que ses successeurs n’avaient pas mieux fait avec une monoplace capricieuse. Son expérience de plus de 250 départs constitue une assurance pour Cadillac : un guide fiable pour développer la voiture et éviter les erreurs d’une équipe novice.
En résumé, les 10 millions annuels de Pérez ne représentent que la partie visible d’un accord pensé comme un partenariat global. Cadillac a investi autant dans son talent de pilote que dans sa puissance d’icône marketing, avec l’objectif d’entrer en F1 en frappant fort, sur la piste comme en dehors.