Lando Norris hué à Mexico malgré sa victoire : les fans mexicains n’ont pas digéré une consigne d’équipe lors d’un Grand Prix précédent

Sur le podium de Mexico, Lando Norris n’a pas droit à l’ovation que méritait son chef-d’œuvre du jour. Les tribunes de l’Autódromo Hermanos Rodríguez ont grondé, comme si le nouveau leader du championnat du monde 2025 était soudain devenu le méchant de l’histoire.
Le paddock s’est d’abord demandé ce qui avait bien pu provoquer cette bronca. Une manœuvre douteuse ? Un mot de travers ? Rien de tout ça. Les sifflets venaient de plus loin. Pour comprendre, il faut remonter à Monza.
Début septembre, McLaren jouait gros en Italie. Oscar Piastri était devant son coéquipier Lando Norris après un arrêt au stand raté a inversé les positions. Le team a alors ordonné à l’Australien de laisser passer son coéquipier. Une consigne qui avait déjà fait beaucoup réagir mais que l’équipe a justifié. Sauf que cela a offert à Norris 3 points supplémentaires décisifs — ceux qui, aujourd’hui, le placent en tête du championnat.
Beaucoup y ont vu un favoritisme clair, des points offerts plus que gagnés. Et au Mexique, la mémoire du public est tenace. Le magazine local Fast Mag a d’ailleurs relancé le débat avec un titre explosif : « Offre-t-on le titre sur un plateau à Lando Norris ? ». Résultat : quand le Britannique a franchi la ligne en vainqueur, la ferveur s’est changée en désapprobation.
Et lui, comment a-t-il pris cette hostilité ? Avec le flegme qui le caractérise. Devant les caméras, Norris a esquissé un sourire et lâché : « J’aime les bonbons acidulés. » Manière de dire qu’il savoure même l’aigreur. « Je ne sais pas pourquoi je ne peux pas m’empêcher de rire quand on me siffle », a-t-il ajouté. « Les gens ont le droit de réagir comme ils veulent. Si ça les amuse, qu’ils continuent. » Une désinvolture presque rafraîchissante dans un paddock souvent à cran.
Mais derrière le ton léger, Norris a tenu à remettre l’histoire en perspective. Selon lui, Monza n’était qu’un rééquilibrage. Il a rappelé un épisode passé : « C’est la même chose qu’à Budapest en 2024, quand j’ai dû laisser Oscar repasser pour gagner. Il méritait cette victoire. »
Autrement dit, McLaren n’a pas favorisé Norris : elle a simplement corrigé une injustice d’un week-end malchanceux. « Comme Oscar méritait la victoire à Budapest, je méritais d’être devant à Monza. C’est aussi simple que ça. »
Au fond, les sifflets peuvent aussi être vus comme une forme de reconnaissance : Lando Norris est devenu l’homme à abattre. Le public mexicain a ses héros, souvent latins, souvent passionnés, et son regard sur la rivalité Norris-Piastri est teinté de cette ferveur.
Un point sépare désormais les deux McLaren au championnat. Et si les huées de Mexico l’ont un instant surpris, Norris sait qu’elles font partie du jeu.
the mexican crowd HATES Norris OH MY GOD 💀😭😭😭 the heavy boo's, Norris' awkward laugh, jesus christ pic.twitter.com/uiMoLCoeJb
— z (@rbrzoe) October 26, 2025