Charles Leclerc reconnaît que Lewis Hamilton a pris l’avantage chez Ferrari en 2026, les nouvelles F1 étant plus adaptées à son style de pilotage historique

Pendant plusieurs saisons, une question revenait régulièrement dans le paddock : Lewis Hamilton avait-il perdu une partie de sa vitesse ou les monoplaces de la précédente génération ne lui convenaient-elles tout simplement plus ?
Les premiers mois de la saison 2026 semblent apporter une réponse de plus en plus claire. Le plus intéressant est qu’elle vient de Charles Leclerc lui-même.
Depuis le début de l’année, Hamilton a retrouvé un niveau de performance que beaucoup pensaient disparu. Plus régulier, plus incisif en course et désormais vainqueur avec Ferrari, le Britannique a progressivement pris l’ascendant dans le duel interne de la Scuderia.
Interrogé par The Athletic sur cette résurgence, Charles Leclerc ne l’attribue ni à une évolution particulière de Ferrari ni à un changement radical chez son coéquipier. Selon lui, l’explication se trouve avant tout dans les caractéristiques des nouvelles monoplaces.
« Ces voitures sont un peu plus naturelles pour lui que les précédentes, qui étaient un peu étranges à piloter. Ces petites différences font une grande différence. »
Un constat qui mérite attention. Leclerc reconnaît en substance que le changement réglementaire a ramené la discipline vers des comportements qui correspondent davantage aux préférences historiques de Hamilton.
Une génération de voitures plus adaptée
Depuis l’introduction de l’effet de sol en 2022, plusieurs pilotes ont évoqué des voitures parfois difficiles à exploiter à la limite. Hamilton n’a jamais caché son inconfort avec cette génération. Malgré quelques succès, il semblait rarement aussi connecté à sa monoplace qu’au cours de ses années de domination chez Mercedes.
Les F1 de 2026 paraissent lui offrir davantage de confiance à l’entrée des virages et dans les phases où le ressenti du train avant joue un rôle déterminant. Des détails qui peuvent sembler minimes mais qui, à ce niveau de compétition, suffisent à faire gagner plusieurs dixièmes.
Valtteri Bottas voit également une autre raison à ce retour en forme. L’ancien équipier du Britannique estime que le contexte général joue un rôle important. « Les gens sont plus heureux lorsque les choses se passent bien en piste, et il semble être dans une bonne période. C’est agréable à voir. Il a montré qu’il n’avait rien perdu de ses capacités. »
Cette analyse rejoint celle de nombreux observateurs du paddock. Hamilton apparaît plus détendu, plus confiant et surtout beaucoup plus à l’aise dans son environnement technique. La fenêtre de performance semble aujourd’hui pencher en faveur de Lewis Hamilton. Entre un règlement 2026 qui lui offre un ressenti plus naturel et une confiance qui ne cesse de se renforcer course après course, le Britannique a retrouvé une forme de maîtrise que certains pensaient derrière lui.
Au fil des courses, une question commence à s’imposer : jusqu’où ce nouvel équilibre peut-il mener Hamilton dans la course à une huitième couronne mondiale ?
Pushing hard in Q2 pic.twitter.com/IFbypAyHls
— Scuderia Ferrari HP (@ScuderiaFerrari) June 13, 2026





















