Pierre Gasly assure avoir fait tout ce qu’il pouvait au volant et dit faire confiance à son équipe pour décider de la suite à donner au dossier du GP de Monaco

Pierre Gasly est sorti de son silence après avoir définitivement perdu sa troisième place au profit d’Isack Hadjar. par décision de la Cour d’Appel de la FIA Le pilote Alpine exprime un profond sentiment d’injustice face à un déclassement qu’il juge purement administratif et déconnecté de la réalité sportive.
La sentence de la Cour d’Appel Internationale (ICA) a eu l’effet d’une douche froide dans le garage Alpine ce week-end à Monza. Le couperet est retombé alors que l’équipe pensait avoir définitivement sécurisé le podium monégasque de son pilote en juin dernier, en prouvant une faille dans le système de chronométrage. Les pénalités sont rétablies, reléguant le Français à la septième position.
Une décision difficile à encaisser pour Pierre Gasly. « Je pense qu’on se fait voler et je pense que ça ne va pas s’arrêter là. C’est assez clair sur la vitesse qu’on avait dans la pitlane. » — Pierre Gasly
Ce qui coince du côté du pilote tricolore, c’est l’absence de faute réelle. Les données télémétriques d’Alpine ont prouvé qu’il n’avait jamais dépassé physiquement la limite des 60 km/h. La sanction découle uniquement d’un point de règlement strict interdisant de modifier les méthodes de calcul de la FIA a posteriori, quand bien même ces méthodes s’avèrent imprécises.
Une situation ubuesque qui heurte la vision de la course du Français. « C’est beaucoup d’interprétations, de bagarres dans des bureaux, légalement, sur des points qui vont au-delà du sportif », déplore-t-il, pointant du doigt la judiciarisation croissante de la Formule 1. « C’est assez triste de voir des résultats décidés à la suite de ce genre d’événements. Sur la piste, on a fini troisième. »
Malgré la frustration évidente de voir le trophée lui échapper des mois après la course, Gasly refuse de se laisser parasiter par cette bataille procédurale. Son rôle s’arrête au volant de l’A526.
« Encore un rebondissement… Après, je vais laisser mon équipe faire le reste », a-t-il glissé, réaffirmant son soutien total à la direction de l’écurie. « J’ai fait mon possible sur la piste et maintenant, c’est à eux de faire le nécessaire, et j’ai confiance en ça. »
L’allusion au fait que l’affaire ne va « pas s’arrêter là » s’aligne parfaitement avec les récentes sorties incendiaires de Flavio Briatore. En accusant publiquement un juge de la FIA de conflit d’intérêts et de partialité en faveur de McLaren, le conseiller exécutif d’Alpine a déjà ouvert un nouveau front. Si Gasly a rendu les armes sur l’asphalte, la guerre en coulisses ne fait visiblement que commencer.
"On s'est fait voler. Je pense que ça ne va pas s'arrêter là."
— CANAL+ F1® (@CanalplusF1) September 4, 2026
La réaction à notre micro de Pierre Gasly suite à la perte du podium de Monaco. #F1 #ItalianGP pic.twitter.com/EbGdJZnROd



