On ne reverra peut-être plus Horner sur le muret de Red Bull

La presse autrichienne annonce un départ imminent de Christian Horner. Franz Tost serait prêt à reprendre le flambeau chez Red Bull

Christian Horner

Un vent de changement souffle sur Milton Keynes. D’après la presse autrichienne, Christian Horner pourrait vivre à Imola son dernier Grand Prix en tant que directeur de l’écurie Red Bull. L’homme qui incarne l’équipe depuis sa création en 2005 serait désormais sur la sellette, affaibli par des tensions internes et une perte de soutien, malgré des résultats toujours solides en piste.

Le quotidien Österreicher Zeitung n’y va pas par quatre chemins : Horner serait “au bord du limogeage”, et le Grand Prix d’Émilie-Romagne pourrait bien marquer sa dernière apparition sur le muret des champions du monde en titre. Cette hypothèse, déjà évoquée par Autosprint, semble se renforcer au fil des jours alors que les rumeurs s’intensifient en coulisses.

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Officiellement, Red Bull affiche encore un front uni, mais les signes de fissures se multiplient. La remontée spectaculaire de McLaren, le mécontentement grandissant de Max Verstappen et les critiques concernant la gestion interne de l’équipe ont fragilisé l’aura de Horner. Celui qui semblait autrefois intouchable se retrouve désormais en position vulnérable.

Pour lui succéder, un nom revient avec insistance : Franz Tost. L’ancien directeur de Toro Rosso, puis d’AlphaTauri — rebaptisée depuis Racing Bulls — a quitté ses fonctions fin 2023. Officiellement pour raisons personnelles, mais à 69 ans, l’Autrichien reste une figure respectée du paddock, et surtout, il connaît parfaitement les rouages de Red Bull.

Avec ses 18 saisons d’expérience à la tête de l’équipe B, Tost incarne la stabilité. Il pourrait assurer l’intérim jusqu’à ce qu’un successeur définitif soit trouvé. Quant à Helmut Marko, malgré son statut de mentor au sein de l’organisation, son âge avancé (82 ans) semble écarter l’idée d’un retour en première ligne.

Un temps évoqué pour le remplacement de Horner, Oliver Oakes a vu ses chances s’évanouir rapidement. L’ancien patron d’Alpine, récemment démissionnaire, était perçu comme un candidat naturel, jusqu’à ce que deux obstacles viennent contrarier cette possibilité : une clause de “congé de jardinage” l’empêchant de rejoindre une équipe concurrente, et surtout, l’arrestation de son frère William Oakes dans le cadre d’une affaire de blanchiment et de fraude fiscale. Cette situation compromet sérieusement ses perspectives, surtout pour une structure comme Red Bull, soucieuse de préserver une image irréprochable.

Cette possible éviction de Horner ne s’explique pas uniquement par les performances sportives même si Red Bull reste un sérieux prétendant au titre grâce à Verstappen. Le malaise semble plus profond, ancré dans la stratégie même de l’écurie, qui cherche à amorcer un nouveau cycle en vue de 2026.

Horner, longtemps considéré comme l’architecte de la domination Red Bull, pourrait désormais représenter un frein à cette transition. Le besoin de renouvellement se ferait sentir, et Red Bull, fidèle à sa philosophie de rupture et d’innovation, pourrait appliquer cette logique à sa direction.

Rien n’est encore officiel, mais les indices s’accumulent. Le départ de Christian Horner, s’il venait à se confirmer, marquerait un véritable séisme dans le paddock. Après vingt ans à la tête de l’écurie, son empreinte reste indélébile. Mais même les piliers les plus solides finissent parfois par vaciller.

Author: Patrick Angler, Rédacteur en Chef
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