Verstappen critiqué par Montoya : pour le Colombien, Red Bull est en cause et les plaintes du pilote relèvent plus de la frustration que du règlement

Juan Pablo Montoya n’est pas réputé pour sa retenue. Face aux critiques répétées de Max Verstappen concernant la réglementation 2026, l’ancien pilote colombien a livré une analyse cinglante de la situation au sein de l’écurie de Milton Keynes. Loin d’adhérer aux arguments techniques du quadruple champion du monde, Montoya dénonce une posture d’excuses face à une monoplace en perdition.
Max Verstappen fustige régulièrement des F1 devenues “anti-pilotage” et agite publiquement la menace d’une retraite anticipée. Une rhétorique qui ne convainc absolument pas le Colombien. Dans un entretien relayé par RacingNews365, il livre un constat sévère, pointant du doigt les failles matérielles plutôt que réglementaires :
« Si j’étais lui, je la fermerais, je ferais avec et j’admettrais être dans une voiture de merde, j’admettrais être frustré parce que sa voiture est une merde qui a 20 kilos de trop et qui ne sera pas compétitive toute l’année. »
Pour Montoya, l’agacement de Verstappen est purement contextuelle : le Néerlandais souffre du passage d’une domination absolue à une lutte pénible en milieu de peloton, parfois devancé à la régulière par l’Alpine de Pierre Gasly.
Les menaces de départ du champion en titre sont perçues par l’ex-pilote Williams et McLaren comme une simple manœuvre politique. Selon lui, si Verstappen quitte le navire Red Bull, ce ne sera pas pour le confort de son domicile, mais bien pour sécuriser un baquet plus compétitif.
« Dans la position où se trouve Max en ce moment, s’il gagnait des courses, il ne se soucierait pas du règlement. […] Je le vois plus probablement dans une Mercedes l’année prochaine qu’à la retraite. »
L’écurie Mercedes, portée par George Russell et Kimi Antonelli, mène solidement le championnat, tandis que Red Bull admet faire face à une impasse budgétaire l’empêchant de corriger les défauts structurels de la RB22.
« Personne n’est plus grand que le sport »
L’avertissement final de Montoya dépasse le seul cas de Red Bull et s’adresse directement à l’ego du pilote. Faire pression sur la FIA ou la discipline avec la menace d’un retrait est, selon lui, une stratégie vouée à l’échec.
« Si vous êtes mécontent des règles, parlez aux gens au lieu de menacer de partir. Ça n’aidera pas beaucoup. À la fin de la journée, personne n’est plus grand que le sport. »
Ayant lui-même quitté la Formule 1 avec fracas en cours de saison 2006, le Colombien conclut sur une réalité implacable : « Le sport va avancer sans vous. Et quand vous voudrez revenir, il n’y aura peut-être plus de place pour vous. »




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