La MCL40 évolue en profondeur à Miami, où McLaren espère revenir dans la lutte après un début de saison compliqué.

Cinq semaines sans Formule 1, c’est long pour les fans. Pour les équipes, c’est une opportunité à saisir. À l’approche du Grand Prix de Miami, McLaren attire particulièrement l’attention avec un programme d’évolutions majeur attendu sur sa MCL40.
McLaren n’a pas démarré la saison 2026 au niveau espéré. Entre la fin de saison précédente mobilisée sur le titre et l’intégration de la nouvelle unité de puissance Mercedes, l’équipe a pris du retard dans son développement.
La pause imposée par les annulations au Moyen-Orient a permis de réorganiser le travail en usine et d’accélérer un plan d’évolutions important. Andrea Stella l’a confirmé sur le site officiel de la F1: « Notre intention a toujours été d’introduire une voiture complètement nouvelle, notamment sur le plan aérodynamique, pour les courses nord-américaines. »
Dès Miami, plusieurs modifications seront visibles :
- nouveau plancher
- carrosserie revue
- nouvel aileron arrière
- conduits de refroidissement modifiés
Une seconde phase est déjà prévue au Canada, avec des évolutions supplémentaires potentiellement plus structurelles.
Le contexte n’est pas idéal pour introduire autant de nouveautés. Le format Sprint limite le temps de roulage à une seule séance d’essais libres, même si elle est portée à 90 minutes. Cela réduit fortement la marge d’ajustement avant les qualifications.
L’enjeu ne sera pas seulement aérodynamique. Les équipes doivent aussi adapter le fonctionnement de l’unité de puissance aux nouvelles directives, ce qui ajoute une variable supplémentaire dans la lecture des performances.
Malgré un début de saison irrégulier, McLaren a montré des signes encourageants, notamment avec la deuxième place d’Oscar Piastri au Japon.
L’équipe estime avoir progressé dans la compréhension de son package, en particulier sur le volet moteur grâce au travail avec HPP. « Nous avons désormais les outils nécessaires pour exploiter pleinement l’unité de puissance », a expliqué Stella.
McLaren n’est pas la seule à évoluer. Mercedes et Ferrari arrivent également avec leurs propres mises à jour. Miami servira surtout de point de comparaison : moins pour bouleverser immédiatement la hiérarchie que pour mesurer qui a le mieux exploité cette période de développement.





















