Hamilton craque : après un nouvel abandon au Grand Prix Brésil de Formule 1, le rêve Ferrari se transforme en désillusion totale.

Le Grand Prix du Brésil fut une descente aux enfers pour Lewis Hamilton, l’illustration parfaite d’un pilote qui a perdu tous ses repères. Un “week-end désastreux”, de son propre aveu, qui l’a vu toucher le fond.
Le calvaire a commencé dès les qualifications. Sur une piste piégeuse, Hamilton n’a jamais trouvé le rythme. Éliminé en Q2 pour le Sprint. Éliminé à nouveau en Q2 pour le Grand Prix. Le verdict est sans appel : départ P13, en plein dans la jungle du milieu de grille.
La course n’a été qu’une lente agonie. Après une bousculade au départ qui l’a fait chuter en P18, il a commis l’irréparable. En tentant de remonter sur Franco Colapinto, il a mal jugé sa manœuvre et a percuté l’arrière de l’Alpine, pulvérisant son propre aileron avant.
Le coup de grâce n’est pas venu de la piste, mais de la direction de course. Les commissaires ont analysé l’incident et ont été impitoyables : Hamilton a été jugé “entièrement responsable” de la collision. Une pénalité de cinq secondes et un point de pénalité sur sa licence. Une faute de débutant pour un pilote de sa trempe.
Même s’il est repassé aux stands pour changer son aileron, le mal était fait. La collision avait endommagé le plancher. Sa voiture, inconduisible, a perdu son équilibre, entre “30 ou 40 points d’appui” selon ses dires, le forçant à un abandon définitif.
Si la SF-25 était une une voiture catastrophique, la pilule serait plus facile à avaler. Mais ce n’est pas le cas. Et Hamilton le sait. Au moment où lui-même se battait en P13 lors des qualifications du Grand Prix, son coéquipier, Charles Leclerc, plaçait la même voiture en deuxième ligne de la grille.
« Charles a fait un excellent travail en qualifications », a admis Hamilton, lucide. « Il y a donc de la performance dans cette voiture. »
Hamilton est désormais détenteur d’un record dont il se serait bien passé : celui du plus grand nombre de courses (21) pour un nouveau pilote Ferrari sans jamais monter sur le podium.
Dimanche, l’homme aux 105 victoires n’était plus un combattant. C’était un homme brisé, qui s’excusait auprès de son équipe. « Je me sens terriblement mal pour l’équipe », a-t-il murmuré. « C’est dévastateur de repartir avec rien. Je suis désolé pour ma part de responsabilité en qualifications, de m’être mis dans cette position. »
« J’essaie de garder la tête hors de l’eau et de rester positif. » Avant de conclure par une phrase qui ressemble à un appel à l’aide, un espoir irrationnel que le sort s’acharne pour mieux le libérer plus tard : « Peut-être que nous évacuons toute notre malchance cette année… qui sait ? »