“Very bad trip” pour Ferrari lors du Grand Prix du Brésil

Le Grand Prix du Brésil tourne au désastre pour Ferrari : Charles Leclerc et Lewis Hamilton abandonnent, Mercedes s’envole au classement

Le naufrage est complet. À Interlagos, la Scuderia Ferrari a connu l’un de ses pires dimanches : deux abandons, zéro point, et une tension palpable dans le garage rouge. Brésil 2025 restera dans les annales de Maranello comme un cauchemar, une succession d’erreurs, de malchance et de frustrations qui plombent les ambitions de fin de saison.

Charles Leclerc avait toutes les raisons d’y croire. Bon départ, rythme solide, et une voiture compétitive sur le sec. Mais au 7e tour, la relance après la première voiture de sécurité a viré au désastre. Oscar Piastri plonge à l’intérieur sur Kimi Antonelli, qui, concentré sur sa trajectoire, ne s’écarte pas. Les deux se touchent, et la Mercedes ricoche sur la Ferrari du Monégasque. Suspension brisée, course terminée.

Les commissaires ont rapidement tranché : pénalité de dix secondes pour Piastri. Mais Leclerc a une autre lecture des évènements : « Pour moi, c’est du 50/50. Oscar a été optimiste, et Kimi a pris le virage comme si Oscar n’était pas là. » Son agacement n’a rien d’excessif : en pleine lutte pour la deuxième place du championnat constructeurs, Ferrari est la seule équipe du top 4 à n’avoir inscrit aucun point. Une double peine, sportive et morale, pour un pilote qui n’a commis aucune erreur.

Pour Lewis Hamilton, le week-end a été un long supplice. Déjà éliminé en Q2 à deux reprises (Sprint et Grand Prix), le Britannique s’est retrouvé englué dans le peloton au départ. Après des incident d’abord avec Sainz, puis avec Colapinto, il a endommagé son aileron avant. Les débris arrachés ont ensuite détruit le plancher de sa Ferrari, ruinant tout espoir de rythme.

Puis comme si cela ne suffisait pas, la FIA s’en est mêlée. Avant même que Ferrari ne choisisse de le retirer de la course, Hamilton a écopé d’une pénalité de cinq secondes pour son contact avec Colapinto. La radio s’est enflammée : « Ces gars sont une blague, une blague complète ! » a lancé un Hamilton furieux, déjà convaincu d’un traitement inégal depuis le Grand Prix du Mexique.

Quelques tours plus tard, l’équipe a mis fin à son calvaire. La voiture, selon ses mots, était « folle » et « prête à finir dans les barrières ».

Ce double abandon a un impact considérable sur la hiérarchie du championnat. Mercedes, solide et constante, prend désormais une avance quasi définitive dans la course à la deuxième place. Ferrari, elle, s’effondre sous le poids de ses propres contradictions : une monoplace rapide sur un tour mais instable en course, une gestion de pneus fragile, et des pilotes à bout de nerfs.

Leclerc, fataliste, résumait la situation en quelques mots : « Ça va être très difficile d’aller chercher cette deuxième place maintenant. »

À l’issue du Grand Prix, Fred Vasseur a résumé ce dimanche noir avec amertume : « Avec Charles, nous avons été victimes d’un accrochage entre d’autres voitures, et c’était un impact très violent. Il avait pris un bon départ, la course s’annonçait prometteuse. » Selon le patron de Ferrari, Leclerc n’a « aucune responsabilité » dans le chaos qui a ruiné ses chances. Quant à Hamilton, percuté par Sainz avant de s’emmêler avec Colapinto, sa Ferrari n’a pas survécu à la succession de dégâts et de pénalités.

Vasseur, lucide, souligne pourtant des motifs d’espoir : « Le rythme était bon, surtout du côté de Charles. Sans cette crevaison, nous pouvions même viser la victoire. » Pour le Français, l’essentiel est désormais de transformer cette frustration en progrès : « Nous avons payé le prix des erreurs des autres, mais l’équipe a bien travaillé. Notre P3 en qualifications et le départ de Charles prouvent que le potentiel est là. Nous allons nous appuyer sur ça pour rebondir. »

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