Le mercato 2026 de Formule 1 touche à sa fin : seuls quatre volants restent vacants, et Red Bull contrôle presque toute la partie

Le grand jeu de chaises musicales de la Formule 1 touche à sa fin. Avec l’annonce de Mercedes confirmant son duo Russell-Antonelli pour 2026, une nouvelle pièce maîtresse du puzzle s’est mise en place, verrouillant une bonne partie de la grille. La musique s’est arrêtée, et il ne reste plus que quatre chaises pour une poignée de pilotes qui jouent leur carrière sur les quelques semaines à venir.
Quatre baquets. C’est à la fois peu et beaucoup car ces quatre places sont concentrées dans deux écuries seulement, et c’est l’écosystème Red Bull qui tient entre ses mains la clé de presque tout le marché restant. C’est ici que tout se joue. Trois des quatre volants disponibles se trouvent sous la bannière du taureau autrichien.
Le premier, et le plus convoité, est le siège éjectable par excellence : celui de coéquipier de Max Verstappen chez Red Bull Racing. L’intérim de Yuki Tsunoda, propulsé dans la monoplace après le passage éclair et désastreux de Liam Lawson, semble toucher à sa fin. Malgré quelques coups d’éclat, le Japonais n’a pas réussi à inverser une tendance de fond. La messe semble dite, d’autant que son soutien historique, Honda, quitte le navire à la fin de l’année.
L’héritier désigné, c’est Isack Hadjar. Sa première saison en F1 est une réussite. Neuvième au championnat, un podium à Zandvoort, une régularité impressionnante… Le Français a convaincu tous les observateurs. Sa promotion est devenue un secret de polichinelle dans le paddock, une évidence que Red Bull ne cherche même plus vraiment à cacher.
La promotion quasi certaine de Hadjar ouvre une opportunité chez Racing Bulls, où les deux baquets sont, de fait, à pourvoir. C’est ici que la bataille sera la plus féroce. Une place semble promise à Arvid Lindblad, le protégé de la filière Red Bull qui brille actuellement en Formule 2. La logique du programme junior le place en pole position.
Reste donc un seul et unique baquet, et pour celui-ci, c’est un duel à couteaux tirés qui s’annonce entre les deux “rescapés” du système : Yuki Tsunoda, s’il est écarté de l’équipe mère, et Liam Lawson. Helmut Marko, fidèle à sa méthode, a mis une pression maximale sur les deux hommes, annonçant qu’une décision serait prise après le Grand Prix du Mexique. Les deux prochaines courses seront donc une audition à ciel ouvert.
Le quatrième et dernier volant disponible se trouve à Enstone, chez Alpine. L’équipe, en pleine reconstruction, a confirmé Pierre Gasly comme leader pour les années à venir. La question est de savoir qui l’épaulera.
Le pari Franco Colapinto, installé dans la voiture en cours de saison, ne semble pas porter ses fruits. L’Argentin peine à convaincre et n’a toujours pas marqué le moindre point. Son avenir est plus qu’incertain.
L’option interne la plus crédible mène à Paul Aron. Le pilote de réserve estonien a déjà participé à plusieurs séances d’essais libres et représente une solution logique.
Mais que se passe-t-il si aucune des options internes ne convainc vraiment ? Flavio Briatore pourrait alors regarder à l’extérieur. Un profil comme celui de Yuki Tsunoda, s’il est définitivement libéré par Red Bull, pourrait présenter un intérêt. L’équipe pourrait aussi être tentée de miser sur un nouveau talent issu de la Formule 2, comme le leader actuel du championnat, Leonardo Fornaroli.
Alors que la plupart des équipes ont bouclé leur duo pour 2026, tout le suspense se concentre sur ces quatre places. Tout indique que c’est du côté de Red Bull, et de la décision d’Helmut Marko, que bougera le premier domino.