Les premiers tours de la SF-26 ont surpris les fans, mais l’arrêt d’Hamilton était planifié pour optimiser les cinq tours autorisés.

Lewis Hamilton et Charles Leclerc ont effectué leurs premiers tours de roue officiels au volant de la Ferrari SF-26 sur le circuit de Fiorano. Sous les yeux de centaines de Tifosi massés derrière les grillages dès 5 heures du matin, les pilotes de la Scuderia ont baptisé la nouvelle ère technique de Maranello, marquée par un moteur hybride à répartition de puissance 50/50 et l’introduction de l’aérodynamique active.
Contrairement à certaines écuries qui cherchent déjà la performance pure, Ferrari aborde cette phase avec une prudence méthodique. Frédéric Vasseur, Team Principal de la Scuderia, a confirmé que la voiture en piste est une « Spec A ». L’objectif est de valider les choix techniques fondamentaux avant d’explorer les limites du châssis.
« Dans cette situation, le plus important est d’accumuler les kilomètres. Il ne s’agit pas de courir après la performance. Il s’agit d’obtenir du kilométrage pour valider les choix techniques sur la voiture en termes de fiabilité. Et ensuite, obtenir de la performance », a expliqué Vasseur.
Cette approche pragmatique vise à éviter les abandons massifs connus lors du précédent changement de motorisation en 2014. Selon Vasseur, tout le monde adoptera probablement cette philosophie pour le test de Barcelone : « Cela signifie que je pense que tout le monde viendra à Barcelone avec, non pas une voiture mulet, mais disons une Spec A. »
Plusieurs vidéos amateurs ont circulé sur les réseaux sociaux montrant la SF-26 de Lewis Hamilton s’immobilisant brusquement en bord de piste. Si certains ont immédiatement craint une panne mécanique sur le nouveau bloc moteur, la réalité est purement réglementaire. L’événement étant enregistré comme un « Demonstration Event », Ferrari était soumise à une limite drastique de 15 kilomètres, soit exactement 5 tours du circuit de Fiorano.
Pour optimiser ce quota extrêmement serré, l’écurie a dû scinder le roulage entre ses deux pilotes :
- Lewis Hamilton a effectué les 3 premiers tours, incluant un essai de départ.
- Charles Leclerc devait réaliser les 2 tours restants.
L’arrêt d’Hamilton était donc une manœuvre ordonnée par les ingénieurs. Pour ne pas “gaspiller” de précieux mètres après son dernier essai de départ, le Britannique a coupé le moteur instantanément, laissant les mécaniciens ramener la voiture au garage pour que Leclerc puisse boucler son programme sans enfreindre le règlement de la FIA.
Cette courte mise en jambe permet de vérifier que les systèmes de base fonctionnent avant le véritable test de vérité. Dès la semaine prochaine, la Scuderia s’envolera pour l’Espagne afin de participer au test privé de Barcelone (du 26 au 30 janvier). Ce shakedown prolongé à huis clos sera le premier véritable indicateur de la santé du projet 2026 avant les deux sessions officielles à Bahreïn en février.
La SF-26, plus courte et plus légère que sa devancière, semble avoir déjà conquis le cœur des fans, mais c’est bien la fiabilité de son unité de puissance qui déterminera si Hamilton pourra chasser son huitième titre mondial, ou si Leclerc pourra décrocher son premier titre, dès le mois de mars à Melbourne.
Our first look at the SF-26 in action! A result from all the hard work from everyone in the factory to Charles and Lewis on track. pic.twitter.com/oWdXwKzu3e
— Scuderia Ferrari HP (@ScuderiaFerrari) January 23, 2026