Oscar Piastri a été rappelé à l’ordre à Monza après avoir quitté les stands avant l’heure. La FIA s’est limitée à une simple réprimande.

Oscar Piastri a été placé sous enquête de la FIA vendredi à Monza, à la suite d’un incident survenu lors de la deuxième séance d’essais libres. Le pilote McLaren a été convoqué pour avoir quitté les stands avant l’heure officielle de relance de la session.
Tout est parti d’un drapeau rouge brandi après dix minutes, lorsque Andrea Kimi Antonelli a perdu le contrôle de sa Mercedes à Lesmo 2 et a terminé sa course dans le bac à gravier. Alors que la piste était neutralisée et que les équipes patientaient, la McLaren n°81 s’est engagée sur la voie des stands à 17h13, soit une vingtaine de secondes trop tôt, puisque le feu vert officiel n’a été donné qu’à 17h14.
L’incident n’a pas échappé à Red Bull. À la radio, Gianpiero Lambiase, ingénieur de Max Verstappen, a aussitôt alerté son pilote : « Piastri est en tête de la file, Max. Il est sorti avant l’heure de reprise, c’est étudié. » Cela a immédiatement attiré l’attention des commissaires, qui ont convoqué Piastri et un représentant de McLaren après la session pour s’expliquer.
Durant l’audience, l’équipe a reconnu avoir agi trop vite en se fiant au message « piste dégagée » affiché sur leurs écrans, au lieu d’attendre l’horaire officiel communiqué par la direction de course. Piastri, lui, n’a pas cherché à nier, laissant son écurie assumer la responsabilité d’une erreur de procédure.
La sanction est finalement restée mesurée avec une simple réprimande. Le rapport officiel mentionne que « la voiture 81 a été relâchée à 17:13.50, alors que la reprise a été validée à 17:14.09 ». Les commissaires ont souligné la différence avec des précédents plus sévèrement punis, notamment à Bahreïn, où George Russell et Antonelli avaient écopé d’une pénalité de grille pour un geste similaire en qualifications. Cette fois, aucun avantage sportif direct n’a pu être constaté, la faute s’étant produite en essais libres.
La clémence interroge cependant. Certains verront dans cette décision une forme de souplesse accordée aux circonstances, quand d’autres rappelleront que la FIA applique généralement des critères plus stricts en qualification ou en course. Piastri, lui, a évité le pire. Avec 34 points d’avance au championnat après sa victoire à Zandvoort, l’Australien va poursuivre son weekend à Monza sans réelle conséquence.