Toto Wolff envisage des consignes d’équipe après le retour de Lewis Hamilton dans la lutte au championnat face à Antonelli et Russell.

Mercedes pensait pouvoir contrôler sereinement sa saison 2026, portée par la victoire de George Russell en Australie et la série de cinq victoire consécutives de Kimi Antonelli. Mais le retour en force de Lewis Hamilton chez Ferrari est en train de rebattre les cartes bien au-delà du simple championnat.
Face à la montée en puissance de son ancien pilote vedette, Toto Wolff envisage désormais de revoir en profondeur la gestion interne de son duo de pilotes.
Depuis le début de la saison, Mercedes a toujours tenu à laisser ses deux pilotes s’affronter librement en piste. Au Canada, après une passe d’armes musclée, la direction de l’équipe avait réuni Russell et Antonelli pour confirmer ces règles d’engagement.
Cependant, le Grand Prix de Barcelone a mis en lumière les limites de cette approche. « George a fait un début de course incroyable, on aurait dit que tout le monde était à l’arrêt derrière lui. Mais ensuite, le rythme a chuté, et sur les autres relais, Kimi avait clairement l’avantage », a analysé Toto Wolff face à la presse.
Au lieu de figer les positions, Mercedes a laissé ses pilotes batailler. Une perte de temps potentiellement coûteuse que l’Autrichien souhaite désormais éviter : « Nous n’avons pas interféré dans leur bagarre, car c’est ainsi que nous avons toujours couru. Mais c’est une situation que nous devons examiner pour l’avenir avec les deux pilotes : comment gérer une différence de rythme lorsque nous nous battons pour la victoire, ou que nous risquons de la perdre. »
Cette réflexion stratégique est directement motivée par la position de Lewis Hamilton au championnat. En profitant des abandons successifs des Flèches d’Argent (au Canada, à Monaco et désormais à Barcelone) tout en enchaînant d’excellents résultats, le septuple champion du monde est revenu à seulement 41 points de Kimi Antonelli.
Historiquement, Ferrari n’a jamais hésité à centraliser ses efforts sur un seul pilote pour maximiser ses chances de titre mondial. Mercedes, qui risque de voir Antonelli et Russell se cannibaliser sur le plan comptable, doit impérativement s’adapter. « J’ai toujours dit que si une tierce partie s’impliquait dans la lutte, nous en discuterions en interne pour voir comment gérer une situation où nous risquons de nous ralentir mutuellement », a reconnu Wolff, avant de préciser sa pensée : « Je ne pense pas que ce sera un problème. Il faut juste que nous recalibrions un peu les choses. »
Si l’instauration de consignes d’équipe est sur la table des discussions internes, le directeur de Mercedes pointe un problème bien plus urgent : la fiabilité défaillante de ses monoplaces. Les récents abandons de Russell et Antonelli depuis des positions de force coûtent extrêmement cher dans l’optique des deux championnats.
« Je suis très déçu », a lâché Wolff de manière laconique. « Nous comptabilisons les abandons de façon régulière. Nous perdons 25 points au championnat des constructeurs à Montréal, puis encore 25 ou 18 points aujourd’hui. Pour finir premier, il faut d’abord finir la course. La fiabilité est le domaine que nous devons maîtriser en priorité. Personne ne s’en réjouit, et nous ne négligerons aucune piste pour comprendre ce qu’il se passe. »
Three of our faves in the top three for tomorrow ❤️ pic.twitter.com/LHo1ZwwnZw
— Mercedes-AMG PETRONAS F1 Team (@MercedesAMGF1) June 13, 2026





















