Austin s’annonce brûlant : la FIA active son protocole « Heat Hazard » et les pilotes se divisent sur le port du gilet réfrigérant

Alors que le paddock s’installe à Austin pour le Grand Prix des États-Unis, c’est une vague de chaleur anormale pour la saison qui accueille les équipes, avec des températures prévues au-dessus des 31°C pour le Sprint de samedi et la course de dimanche.
Face à cette situation, et pour la deuxième fois consécutive après Singapour, la FIA a officiellement déclenché son protocole de “Risque Chaleur”. Une mesure qui n’est pas sans conséquence et qui relance un débat houleux parmi les pilotes.
Cette alerte n’est pas une simple recommandation. Elle active une nouvelle règle, née du traumatisme du Grand Prix du Qatar 2023. On se souvient de ces scènes qui avaient marqué les esprits : Logan Sargeant abandonnant pour déshydratation, Lance Stroll s’effondrant à côté de sa voiture après avoir frôlé l’évanouissement en piste… Des images qui avaient prouvé que la limite de l’endurance humaine pouvait être franchie.
La réponse de la FIA a été la création d’un système de gilet réfrigérant, que les pilotes ont désormais la possibilité de porter. S’ils refusent, leur voiture doit embarquer 500 grammes de lest pour compenser l’avantage de poids. Un choix simple en apparence, mais qui divise profondément le paddock.
Car le gilet, bien que potentiellement salvateur, ne fait pas l’unanimité. Max Verstappen, fidèle à sa ligne de conduite, est l’un de ses plus farouches opposants, du moins en ce qui concerne son caractère potentiellement obligatoire à l’avenir. “Je n’ai pas l’intention de l’utiliser parce que j’ai l’impression que cela doit être un choix du pilote”, a-t-il affirmé. “Je n’aime pas ça. Je n’aime pas les tubes que vous avez sur le corps, avec les ceintures qui passent à côté. Cela doit être une préférence personnelle.”
Une vision que ne partage pas du tout Alex Albon. Pour le pilote Williams, la question n’est même pas celle du confort, mais celle de la performance. Son équipe a développé un système qu’il juge particulièrement efficace. “Les 20 premiers tours de la course [à Singapour], j’avais en fait froid plutôt que chaud, ce qui était vraiment une nouveauté pour moi.”
Il va même plus loin, voyant ce système comme un avantage compétitif. “D’une manière étrange, nous le voyons comme un avantage en tant qu’équipe, car si nous avons des pilotes plus frais à la fin de la course, c’est sûrement de la performance.” Pour lui, le débat n’est pas une question de “mentalité à l’ancienne ou à la nouvelle école”, mais une question de science et de gestion du risque.
Le système lui-même n’est pas sans failles. Il fonctionne généralement avec un liquide pompé à travers une réserve de glace carbonique. Le risque ? Que la glace fonde avant la fin de la course, transformant le système en une source de chaleur supplémentaire, le liquide étant alors réchauffé par la température du cockpit, qui peut atteindre les 60°C.
The FIA has declared a Heat Hazard for the US GP, following on from the first alert in Singapore 🥵
— Autosport (@autosport) October 16, 2025
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