La FIA pénalise Hamilton pour sa fin de course brouillonne

Lewis Hamilton rétrogradé après enquête : la FIA sanctionne ses sorties de piste répétées dans un final sous tension à Singapour.

La fin de course de Lewis Hamilton à Singapour n’est pas passée inaperçue. Auteur de plusieurs sorties de piste dans les derniers tours alors qu’il tentait de contenir le retour de Fernando Alonso, le pilote Ferrari a logiquement été convoqué par les commissaires après l’arrivée. Le verdict est tombé : une pénalité de cinq secondes qui lui coûte sa septième place au profit de son rival espagnol, dont la fureur à la radio en dit long sur la tension de cette fin de Grand Prix.

Le document officiel de la FIA est sans équivoque. Lewis Hamilton a écopé d’une pénalité de cinq secondes, ajoutée à son temps de course, pour avoir « quitté la piste à plusieurs reprises sans raison justifiable », en violation de l’article 33.3 du Règlement Sportif.

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Convoqué pour s’expliquer, le pilote britannique a mis en avant un problème de freins majeur pour justifier ses manœuvres. Si les commissaires ont bien reconnu l’existence de ce souci mécanique, ils ont jugé que cela ne constituait pas une « raison justifiable » pour couper les virages de manière répétée, conformément aux directives de pilotage. La sanction, qualifiée de “pénalité habituelle” pour ce type d’infraction, a été appliquée.

Cette sanction vient surtout donner raison à Fernando Alonso, qui a assisté en direct à la défense plus que limite de son adversaire. En franchissant la ligne à seulement quatre dixièmes de la Ferrari, le pilote Aston Martin a laissé éclater sa colère à la radio, avec une série de messages pour le moins explicites. « Je n’arrive pas à y croire ! », a-t-il répété à quatre reprises, avant de poser la question qui fâche : « Est-ce sûr de piloter sans freins ? »

La frustration de l’Espagnol est double. Il s’est senti floué d’une septième place qu’il estimait mériter en piste, mais il a surtout soulevé un point de règlement fondamental sur la sécurité. « On ne peut pas piloter quand la voiture n’est pas sûre », a-t-il martelé, faisant un parallèle avec un incident passé où on avait menacé de le disqualifier pour un rétroviseur manquant. « Maintenant, tu n’as pas de freins et tout va bien ? J’en doute. » Sa colère était d’autant plus vive qu’il estimait que Hamilton avait déjà bénéficié de la clémence des commissaires la veille, après un incident sous drapeau rouge en essais libres.

Author: Patrick Angler, Rédacteur en Chef
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