Le retour du V8 en Formule 1 est désormais acté, la FIA prête à l’imposer même sans l’aval des motoristes.

Il n’y a désormais plus de place au doute. En marge du Grand Prix de Miami, Mohammed Ben Sulayem, président de la FIA, a confirmé que la Formule 1 se dirige vers un abandon des V6 hybrides actuels pour revenir à une architecture V8.
La question n’est plus de savoir si cela arrivera… mais quand.
Une génération 2026 déjà contestée
Introduits cette saison, les moteurs 2026 ne font pas l’unanimité. Trop complexes, trop contraignants à exploiter, ils bousculent à la fois les pilotes et la compréhension du spectacle.
Entre gestion fine de l’énergie, “lift and coast” en pleine courbe rapide et écarts de vitesse parfois marqués, les critiques se multiplient. Plusieurs pilotes ont déjà pointé des préoccupations en matière de sécurité.
Du côté du public, le constat est similaire. Le vocabulaire technique s’alourdit, avec des notions comme le “superclipping” ou la gestion des mégajoules, qui rendent la lecture des courses moins intuitive.
Face à ce constat, la FIA pousse vers une solution plus lisible. Le V10 a été rapidement écarté, faute de soutien des constructeurs. Le V8, lui, s’impose comme un compromis crédible : plus simple, plus léger, et surtout plus identifiable pour les fans.
L’idée n’est pas de revenir en arrière, mais de simplifier. Les futurs moteurs conserveraient une part d’électrification, mais nettement réduite, avec des carburants durables.
2030 ou 2031, quoi qu’il arrive
Le calendrier est déjà posé. Sans accord des motoristes, la FIA peut imposer ce changement en 2031.
Mais l’objectif est 2030 si une majorité se dégage. Pour cela, quatre des six motoristes devront valider la transition.
Dans tous les cas, l’issue ne fait guère de doute. « C’est en route. Au final, ce n’est qu’une question de temps », a résumé Ben Sulayem, selon Reuters. « En 2031, ce sera fait de toute façon. Le V8 arrive. »





















