Vers un tournant en Formule 1, la FIA étudie la fin de la multipropriété. Dans ce cas, Red Bull pourrait devoir céder Racing Bulls

Peut-on laisser une même entité contrôler deux équipes en Formule 1 ? Depuis plusieurs saisons, le modèle Red Bull — avec deux équipes engagées simultanément — alimente les critiques. Plusieurs concurrents estiment qu’il crée un déséquilibre difficile à encadrer.
D’abord sur le plan humain : la circulation du personnel entre les deux structures est beaucoup plus fluide que chez les autres équipes, qui doivent composer avec des périodes de préavis souvent longues.
Ensuite sur le plan sportif : certains craignent qu’une équipe “B” puisse, volontairement ou non, influencer une course ou un championnat au bénéfice de la structure principale. Un épisode en 2024, où une Racing Bulls a indirectement pesé dans une lutte au classement, a relancé ce débat.
Enfin, sur le plan structurel, ce modèle interroge dans un sport désormais encadré par un budget plafonné. Pour certains dirigeants, il permet de contourner partiellement l’esprit de ces règles en répartissant ressources et développement entre deux entités.
Ce type de fonctionnement reste d’ailleurs très rare dans le sport professionnel, où la multipropriété est souvent interdite pour éviter tout conflit d’intérêts.
Une ligne de plus en plus claire côté FIA
Selon The Times, la FIA a ouvert la porte à une évolution du règlement. Mohammed Ben Sulayem a récemment confirmé que le sujet était à l’étude, tout en affichant une position personnelle sans ambiguïté. « Je pense que posséder deux équipes n’est pas la bonne solution […] mais nous étudions la question car c’est un sujet complexe. »
Cette réflexion pourrait aboutir à un durcissement des règles, avec une conséquence directe : Red Bull pourrait être contraint de céder Racing Bulls.
Le lien entre Red Bull et l’équipe de Faenza remonte à 2005, après le rachat de Minardi pour environ 20 millions d’euros. Depuis, Racing Bulls s’est imposée comme un outil clé dans la stratégie du groupe, permettant de former et lancer des pilotes comme Vettel, Ricciardo ou Verstappen.
L’aspect financier n’est pas le seul moteur. Red Bull a d’ailleurs refusé l’an dernier une offre estimée à 1,1 milliard de livres.
Un possible effet domino
Un durcissement du règlement ne viserait pas uniquement Red Bull.
Le projet de Mercedes de prendre une participation dans Alpine pourrait lui aussi être remis en question si la FIA décide d’encadrer plus strictement les liens entre équipes.
En parallèle, certains acteurs restent attentifs. Le constructeur chinois BYD, qui souhaite entrer en F1, pourrait se positionner si une opportunité se présente.




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