Horner président de la FIA ? L’idée qui pétrifie Toto Wolff

Évincé de Red Bull, Horner pourrait viser la FIA en 2026. Rosberg assure que cette idée inquiète sérieusement son ancien rival Toto Wolff.

Christian Horner pourrait-il reprendre du service, mais cette fois dans les plus hautes sphères institutionnelles ? D’après Nico Rosberg, c’est précisément cette perspective qui inquiéterait fortement Toto Wolff. Officiellement écarté de Red Bull depuis quelques semaines, l’ex-directeur de l’écurie autrichienne continue de faire parler de lui. L’idée évoquée par Rosberg a tout pour bousculer le paddock : voir Horner briguer la présidence de la FIA.

Champion du monde 2016 et désormais commentateur de la F1, Rosberg n’y va pas par quatre chemins : « Toto Wolff est terrifié à l’idée que Christian Horner puisse viser la présidence de la FIA », a-t-il déclaré sur Sky Sports. Il faut dire qu’après des années de rivalité intense entre Mercedes et Red Bull, imaginer Horner aux commandes de l’organe régulateur du sport aurait des allures de tremblement de terre. Pour l’écurie allemande, ce serait un désavantage important.

Cette analyse de Rosberg, loin d’être une simple provocation, trouve un écho direct dans les propres paroles de Toto Wolff. Interrogé il y a une semaine sur le départ de son rival, le patron de Mercedes avait lui-même esquissé ce scénario avec un mélange de respect et d’ironie mordante. Reconnaissant que Horner lui manquera “d’une certaine manière” en tant qu’acteur “controversé et polarisant”, Wolff avait ajouté sur le ton de la plaisanterie : « Je dois faire attention, il pourrait débarquer à la FIA, et je serai vraiment dans la merde. » Une boutade qui en dit long sur la crainte, bien réelle, de voir son plus grand adversaire des dix dernières années passer du côté du régulateur.

Si le scénario FIA alimente toutes les conversations, Rosberg n’écarte pas d’autres options. Deux pistes plus classiques ressortent selon lui : un retour de Horner chez Alpine, ou la création d’une nouvelle écurie. La première hypothèse étonne, surtout compte tenu des relations compliquées entre Horner et Renault à l’époque du passage au moteur hybride. Mais l’arrivée de figures comme Flavio Briatore et Steve Nielsen pourrait, selon Rosberg, changer la donne.

Quant à l’idée de bâtir une nouvelle structure, elle paraît plausible. « Il pourrait très bien monter un nouveau projet, ou prendre la tête d’Alpine. Il entretient d’excellents rapports avec Flavio Briatore », souligne Rosberg.

De son côté, Pierre Gasly, qui a brièvement travaillé avec Horner en 2019 chez Red Bull, estime lui aussi que ce dernier rebondira rapidement. « Christian a fait un travail remarquable. Je suis convaincu qu’on le reverra bientôt dans une autre équipe. Avec son expérience, il intéressera forcément du monde », a commenté le Français.

Depuis son départ, Horner n’a pas pris publiquement la parole. Pourtant, ses réseaux restent puissants et son influence intacte. Une éventuelle arrivée à la tête de la FIA, en 2026, représenterait une transformation majeure du paysage de la F1. Pour Toto Wolff, ce serait un changement d’équilibre redoutable… et quasiment impossible à enrayer.

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