Un départ raté a fait plonger Isack Hadjar de la 6e à la 14e place à Barcelone, avant une remontée remarquable jusqu’à sa position de départ.

Isack Hadjar a vécu un dimanche en deux temps sur le tracé de Barcelone-Catalogne. Qualifié à une prometteuse sixième position, le pilote Red Bull a vu sa course compromise dès les premiers mètres, avant d’entamer une solide remontée pour retrouver sa position initiale sous le drapeau à damier. Un ascenseur émotionnel qui souligne à la fois les lacunes procédurales de son équipe et son excellent rythme de course.
Dès l’extinction des feux, alors que George Russell conservait sereinement les commandes de l’épreuve, la Red Bull du Français est restée quasiment scotché sur la grille. Si le temps de réaction semblait correct, Hadjar a subi un patinage important dans la phase critique d’accélération. Cette perte totale d’adhérence s’est traduite par une chute vertigineuse au classement : de la P6, il a plongé à la P14 en l’espace de quelques virages.
À l’issue de la course, le pilote n’a pas cherché à masquer le problème technique et a pointé du doigt les procédures de son écurie. “Tout le week-end, de toute façon, on a eu des départs un peu pourris. Je n’étais pas très confiant sur la grille avec notre procédé”, a-t-il expliqué au micro de Canal +.
Ce raté est d’autant plus frustrant pour le clan autrichien que les récents ajustements semblaient porter leurs fruits lors des manches précédentes. “On a fait un bon pas en arrière parce qu’à Monaco, le premier départ était très bon. La course d’avant, au Canada, on avait trouvé quelque chose”, a détaillé Hadjar, avant de conclure sur un constat d’échec pour ce week-end : “Et là, en fait, on n’a rien compris. Au final, ça nous ruine toute la course.”
Relégué dans le fond du peloton, le Français a dû reconstruire sa course de zéro. Loin de subir le rythme du milieu de grille, il a immédiatement démontré le potentiel de sa monoplace. Pendant que Charles Leclerc entamait sa propre remontée en dépassant Oscar Piastri au 9e tour, Hadjar multipliait les offensives de son côté.
Sa réaction en piste a été immédiate. Il s’est notamment illustré par une manœuvre autoritaire par l’extérieur sur la Williams de Carlos Sainz pour s’emparer de la 13e position. Profitant d’un peloton animé et de l’abandon précoce de Lance Stroll (rentré aux stands au 7e tour), le Français a imposé un rythme très solide. Au 9e passage, il pointait déjà au 11e rang. Cette exécution méthodique lui a permis d’effacer son handicap initial pour venir arracher les points de la 6e place.
Malgré la concentration exigée par sa chevauchée dans le peloton, Hadjar a gardé un œil attentif sur la lutte pour la victoire finale. Interrogé sur le triomphe de Lewis Hamilton avec Ferrari, le pilote Red Bull a livré une anecdote surprenante sur sa gestion de la course.
“Je suivais la course à la télé pendant que je roulais. J’ai vu qu’il allait gagner. Je suis content pour lui”, a-t-il révélé en souriant. Admiratif de la longévité du septuple champion du monde, Hadjar a salué cette performance de référence : “C’est une bonne saison. C’est cool de partager la piste avec lui et de voir qu’il est toujours au sommet. C’est assez impressionnant le week-end qu’il fait.”
Un départ compliqué pour Isack Hadjar ce dimanche qui termine tout de même à la 6e place !#BarcelonaGP #F1 pic.twitter.com/E3UWEQhbif
— CANAL+ F1® (@CanalplusF1) June 14, 2026





















