La FIA prolonge les essais libres à Miami à 90 minutes pour aider les équipes à s’adapter aux nouvelles règles 2026 dans un week-end Sprint.

Le retour de la Formule 1 après cinq semaines d’interruption n’allait déjà pas être simple. Mais avec l’introduction des ajustements techniques sur les moteurs 2026, le week-end de Miami s’annonce comme un vrai test en conditions réelles. La FIA a donc décidé d’adapter le programme.
Ce vendredi, l’unique séance d’essais libres ne durera pas 60, mais 90 minutes. Les monoplaces seront en piste de 12h00 à 13h30, heure locale. Un changement bienvenu, dans un week-end Sprint où le temps de roulage est habituellement réduit au strict minimum.
La décision repose sur plusieurs éléments :
- les modifications récentes du règlement 2026, notamment sur la gestion de l’énergie
- le format Sprint, qui limite fortement le temps d’adaptation
- la pause de cinq semaines depuis Suzuka
En clair, les équipes auront une seule fenêtre pour comprendre le comportement des monoplaces dans leur nouvelle configuration.
Depuis plusieurs semaines, les ingénieurs travaillent en amont pour anticiper ces changements. Andrea Stella, le directeur de McLaren, l’a rappelé : les outils de simulation permettent d’anticiper une partie du comportement des nouvelles règles, mais pas tout.
L’exploitation de l’unité de puissance reste un exercice complexe, avec de nombreux scénarios impossibles à reproduire parfaitement hors piste. McLaren, notamment, a intensifié sa collaboration avec Mercedes HPP pour améliorer ses modèles depuis le début de saison.
Ces 90 minutes auront donc une importance particulière. Elles doivent permettre de valider – ou non – des semaines de travail en usine, dans des conditions réelles. Miami ne sera pas seulement la quatrième manche de la saison. Ce sera aussi le premier véritable test des ajustements apportés aux règles 2026.





















