Kimi Antonelli compte conserver son numéro 12 s’il devient champion du monde, même si le numéro 1 serait alors à sa disposition. Un choix qui rend hommage à son idole, Ayrton Senna.

Kimi Antonelli se rapproche du titre mondial, mais pour 2027, le pilote Mercedes a déjà une idée : garder son numéro 12.
Offrez le numéro 1 à un pilote de 20 ans, et il vous répondra qu’il préfère garder le 12. C’est en substance ce qu’a annoncé Kimi Antonelli au média suisse Blick, à quelques jours d’un Grand Prix de Mexico qui pourrait lui offrir son premier titre mondial. L’Italien reste toutefois prudent : « Je dois d’abord faire mon travail au Mexique. Mais je pense qu’une fois que j’aurai terminé [remporté le titre], je courrai toujours avec le numéro 12. »
Si Kimi Antonelli tient autant à son numéro 12, c’est parce qu’il renvoie directement à Ayrton Senna, son idole. Pour ses débuts en F1 avec Mercedes en 2025, l’Italien a choisi le même numéro que le Brésilien avait porté chez Lotus puis McLaren entre 1985 et 1988. C’est d’ailleurs avec le 12 sur sa McLaren que Senna a décroché son premier titre mondial, en 1988.
Antonelli entend donc conserver ce numéro, même si le sacre lui permettrait d’arborer un symbole particulièrement convoité. Senna, lui, avait porté le numéro 1 en 1989. À l’époque, le champion du monde en titre se le voyait attribuer automatiquement.
Depuis l’introduction des numéros permanents en 2014, le champion du monde peut choisir de porter le numéro 1 ou de conserver son numéro personnel. Sebastian Vettel, Max Verstappen et Lando Norris ont opté pour celui du champion. Lewis Hamilton, lui, a gardé son 44 après ses titres avec Mercedes, un numéro devenu depuis un élément central de son identité.
Antonelli semble vouloir suivre cette voie, mais pour une raison différente : là où Hamilton a fait du 44 sa marque personnelle, l’Italien souhaite rester fidèle à un numéro choisi en hommage à Senna. Le prestige du 1 ne suffit donc pas à lui faire changer d’avis.
Antonelli aborde le Grand Prix de Mexico avec 123 points d’avance sur George Russell, alors que 125 points restent à distribuer. Deux points lui suffiraient pour décrocher le titre. S’il y parvient à 20 ans, deux mois et huit jours, il deviendrait le plus jeune champion du monde de l’histoire de la Formule 1. Il serait également le troisième Italien sacré, après Giuseppe Farina en 1950 et Alberto Ascari en 1952 et 1953.







