Alpine serait-elle en lice pour recruter Max Verstappen ?

Flavio Briatore et un moteur Mercedes en 2026 : Alpine se métamorphose. Assez pour attirer Verstappen ? Ralf Schumacher y croit.

À première vue, l’idée paraît farfelue. Max Verstappen, quadruple champion du monde, au volant d’une Alpine encore à la peine en 2025 ? Et pourtant, la rumeur enfle dans le paddock. Relancée par Ralf Schumacher sur Sky Deutschland, elle bouscule les scénarios établis : et si l’équipe française s’invitait dans la course à la signature la plus convoitée du moment ?

Red Bull traverse une période agitée. Entre les tensions internes autour de Christian Horner, le départ d’Adrian Newey, et les performances décevante de la RB21, l’ambiance n’est plus aussi sereine qu’elle ne l’était. Si Verstappen reste contractuellement lié à l’équipe jusqu’en 2028, sa fidélité pourrait être remise en question.

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Mercedes et Aston Martin apparaissent naturellement comme les destinations les plus crédibles en cas de départ. Mais selon Ralf Schumacher, une autre piste mérite qu’on s’y attarde : « Qui avons-nous oublié ? Et qui pourrait bien entrer dans la danse ? Alpine. »

Une sortie qui a surpris, mais pas complètement sans fondement. Bien que mal embarquée en début de saison, Alpine a commencé à montrer quelques signes encourageants. À Bahreïn, Pierre Gasly a décroché les premiers points de l’écurie en 2025 grâce à une performance remarquable. Surtout, il a pu longtemps tenir tête à Verstappen en piste, ce qui, au-delà du symbole, illustre les progrès techniques réalisés en un an.

Mais l’argument le plus frappant n’est peut-être pas en piste, mais en coulisses. Le retour de Flavio Briatore dans un rôle exécutif pourrait bien marquer un tournant dans la stratégie de l’écurie. L’homme, connu pour son flair, son sens politique et sa capacité à bâtir des projets gagnants (Benetton et Renault), veut redonner à Alpine un élan que l’équipe n’a jamais totalement retrouvé depuis sa reconstruction.

Une rumeur… mais pas sans fondements

À partir de 2026, Alpine abandonnera le moteur Renault pour s’équiper d’un bloc Mercedes. Une décision majeure, tant elle pourrait redistribuer les équilibres techniques. Jusqu’ici limitée par un moteur jugé en retrait, l’équipe d’Enstone pourrait bénéficier d’un bond de performance non négligeable.

Ralf Schumacher n’a pas manqué de le souligner : « Imaginez cette voiture avec 30 chevaux de plus. ». Ce n’est pas une promesse, mais une projection crédible, qui revalorise Alpine dans l’écosystème technique de la F1.

Verstappen, on le sait, est attaché à la compétitivité immédiate. Mais il est aussi sensible aux projets où il peut peser, construire, et laisser son empreinte. Dans une structure ultra-hiérarchisée comme Mercedes, il pourrait vite se heurter à un cadre plus rigide. Chez Aston Martin, la présence de Stroll et le projet déjà très articulé autour de Honda et Newey réduisent également sa marge d’influence.

Chez Alpine, en revanche, il aurait l’opportunité de devenir l’axe central d’un projet en pleine refonte. Un environnement à façonner, des décisions à influencer, une équipe à faire grandir autour de lui. Ce genre de défi peut séduire un pilote en quête de sens autant que de titres.

Oui, Verstappen est encore solidement lié à Red Bull. Mais dans le monde ultra-volatil de la F1, les contrats sont rarement des murs infranchissables. Une clause de sortie, une fracture politique, une perte de confiance, et tout peut s’accélérer. Alpine, en s’alignant sur des standards techniques plus compétitifs et en réorganisant sa direction, pourrait se retrouver au bon endroit au bon moment.

Et si l’on se rappelle que Fernando Alonso avait rejoint Renault en pleine transition en 2003, ou que Vettel avait quitté Red Bull pour Ferrari, on comprend que les “grands transferts” se jouent souvent loin des projecteurs — jusqu’à ce qu’ils deviennent réalité.

Author: Patrick Angler, Rédacteur en Chef
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