Alonso persiste et signe sur les compétences des pilotes du fond de grille

Quelques jours après son accrochage avec Alex Albon à Austin, Fernando Alonso maintient ses critiques envers certains pilotes du bas de grille. Au Mexique, l’Espagnol refuse toujours de citer des noms, mais assure que chacun sait de qui il parle.

Jeudi, en conférence de presse de la FIA avant le Grand Prix du Mexique, Alonso n’a pas changé de discours. « Je pense toujours la même chose », a-t-il déclaré. Il ne vise pas l’ensemble des pilotes du fond de grille, mais certains d’entre eux, dont il préfère taire l’identité.

Après ses déclarations à Austin, plusieurs articles ont tenté d’identifier sept ou huit pilotes concernés. Alonso a tenu à écarter cette interprétation, sans pour autant revenir sur ses propos.

« Je ne sais pas si c’est le dernier tiers. J’ai vu des articles qui essayaient de désigner huit ou sept pilotes. Je ne parle pas d’un nombre précis, mais je pense que nous savons tous de qui nous parlons et qui s’est senti visé par ce commentaire. En réalité, cela dit tout. »

L’Espagnol a également évoqué ce qu’il observe depuis son cockpit : « Depuis la voiture, je vois des choses que je ne peux pas vous raconter. » Il n’a toutefois donné aucun exemple précis ni désigné de pilote.

Austin, le point de départ de ses critiques

À Austin, Alonso avait été impliqué dans un contact avec Alex Albon dès le premier tour. Alors qu’il tentait de dépasser les deux Haas au virage 11, la Williams du Thaïlandais a touché le plancher et le déflecteur de l’Aston Martin. Alonso a perdu plusieurs positions et a terminé douzième, malgré les dégâts subis par sa voiture. Les commissaires n’ont pas ouvert d’enquête.

Albon a expliqué avoir mal évalué l’espace disponible alors qu’une autre voiture se trouvait à droite d’Alonso. Il a lui aussi subi des dégâts sur son aileron.

Pour l’Espagnol, le contact reste une « erreur inutile ». Il dit avoir du mal à comprendre ce qu’Albon espérait gagner dans cette situation. Surtout, il estime que cet épisode ne constitue pas un cas isolé : « Malheureusement, ce problème se répète tout au long de la saison. »

Alonso reconnaît que les pilotes des équipes les moins performantes doivent composer avec des monoplaces plus délicates à maîtriser. Le manque d’adhérence et de contrôle augmente les difficultés et peut favoriser les erreurs. Il estime que cette situation dure depuis plusieurs années.

Cela ne justifie pas, selon lui, les accrochages du premier tour, les collisions ou les ailerons avant arrachés. Il considère que ces incidents pourraient être évités, y compris lorsque les pilotes se battent dans le bas du classement.

Alonso ne voit pas nécessairement dans ces situations un problème à régler par les commissaires, sauf lorsqu’un comportement crée clairement un danger. Il renvoie plutôt les pilotes à leurs ambitions en Formule 1 : « Veulent-ils rester plus longtemps en F1 ? Veulent-ils avoir une chance d’intégrer une plus grande équipe ? Ou est-ce que ça leur va de s’accrocher ? »

Au Mexique, Alonso n’a donc ni précisé ses cibles ni atténué ses critiques. Il laisse aux pilotes concernés le soin de se reconnaître dans ses propos.

Author: Patrick Angler, Rédacteur en Chef
Fondateur de F1ACTU.COM, je suis la Formule 1 depuis plus de 35 ans. Cette expérience me permet d’apporter un regard à la fois passionné et analytique sur l’évolution du championnat, de ses enjeux techniques à ses coulisses. F1ACTU propose une couverture quotidienne de l’actualité F1 avec une attention particulière portée aux évolutions techniques, aux décisions réglementaires et aux mouvements du paddock. Chaque publication fait l’objet d’un travail éditorial rigoureux afin de garantir des contenus clairs, contextualisés et fiables. Média indépendant et spécialisé, F1ACTU s’attache à offrir une information réactive, accessible et fidèle à l’exigence qu’attendent les passionnés de Formule 1.

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