Deuxième à Austin, Charles Leclerc a offert à Ferrari un troisième podium consécutif. Mais selon Formul1.it, les simulations de la Scuderia pour Mexico, à environ 2 240 mètres d’altitude, font craindre un week-end difficile pour son moteur.

Austin avait relancé Ferrari
Charles Leclerc a terminé deuxième du Grand Prix des États-Unis, après une troisième place à Sepang et une deuxième à Singapour. À Austin, Ferrari avait fait évoluer le plancher, les déflecteurs, l’entrée des pontons et le diffuseur de sa SF-26. Le podium constitue un signal encourageant pour ces nouveautés.
D’après Formul1.it, ce résultat aurait également rassuré l’équipe sur la corrélation entre son simulateur, sa soufflerie et le comportement réel de la voiture. Mais cette confiance acquise à Austin ne garantit pas une performance comparable sur un circuit aux contraintes très différentes.
L’altitude, un défi pour le moteur
L’Autódromo Hermanos Rodríguez se situe à environ 2 240 mètres au-dessus du niveau de la mer. À cette altitude, l’air est moins dense et contient moins d’oxygène, ce qui complique le travail du moteur.
Le turbocompresseur sert à comprimer l’air envoyé vers le moteur. Lorsque l’air est raréfié, il doit travailler davantage pour en fournir suffisamment, notamment à haut régime. Ferrari utilise un turbo de petite taille, et c’est justement ce composant qui suscite des inquiétudes.
Selon Formul1.it, les simulations de la Scuderia indiqueraient que l’altitude pourrait pénaliser son moteur plus fortement qu’ailleurs cette saison. Cependant, Ferrari peut faire fonctionner son moteur à une température plus élevée, un atout susceptible d’atténuer une partie du déficit, sans nécessairement le compenser.
Le compromis du turbo pourrait coûter cher
La question de la taille du turbo n’est pas nouvelle à Maranello. Ferrari avait envisagé de la modifier lors de l’évolution moteur introduite à Monza, à la 13e manche. L’équipe y a finalement renoncé pour 2026, par crainte pour la fiabilité. La décision d’un turbo plus gros a été repoussé à 2027.
Ce choix relève d’un compromis entre performance et fiabilité. Mexico pourrait toutefois en révéler les limites plus nettement que les autres circuits.
Ferrari aborde cette manche dans une logique de limitation des dégâts. L’enjeu est aussi la deuxième place du championnat des constructeurs. Mercedes compte 133 points d’avance sur la Scuderia, qui devance Red Bull et McLaren de 119 points, les deux équipes étant à égalité.
Ferrari dispose donc d’une avance, mais elle devra surveiller ses rivales si son moteur perd davantage de terrain que prévu en altitude.








