Verstappen n’arrive pas à croire qu’il se bat pour le titre

Après un été cauchemardesque, Max Verstappen revient dans la course au titre : 64 points repris et une dynamique qui fait trembler McLaren

« Je lui aurais dit que c’était un idiot. »

La réponse est signée Max Verstappen. La question était simple : qu’auriez-vous dit à quelqu’un qui, après le naufrage de Zandvoort cet été, vous aurait prédit que vous seriez en lice pour le titre à cinq courses de la fin ? L’honnêteté du pilote Red Bull dit tout de l’impensable retournement de situation auquel nous assistons.

Il faut se souvenir d’où revient Red Bull. Le championnat semblait plié, joué d’avance. L’écart avec le leader Oscar Piastri avait culminé à 104 points. Une montagne. La RB21 était une monoplace inconstante, parfois rapide, souvent ingérable, incapable de tenir la comparaison avec la supériorité insolente des McLaren. La saison 2025 de Verstappen ressemblait à une longue agonie, un combat perdu pour sauver les apparences.

Et puis, la machine s’est remise en marche ! Monza, Bakou, et maintenant Austin. Trois victoires lors des quatre derniers Grands Prix. Un carton plein au Texas, avec la pole, la victoire en Sprint et la victoire en course. Pendant ce temps, McLaren s’est fissurée. Résultat : 64 points de repris sur Piastri depuis ce fameux week-end de Zandvoort. L’écart n’est plus que de 40 points.

Ce n’est pas une évolution miracle qui a tout changé. Verstappen lui-même l’explique : « Bien sûr, nous avons mis des évolutions sur la voiture, mais nous avons surtout mieux compris notre voiture. » Sous l’impulsion de Laurent Mekies, l’équipe a modifié ses méthodes de travail. La monoplace est devenue, selon son pilote, « bien plus simple » à appréhender. Les vendredis ne sont plus des séances de tests désespérées ; ce sont redevenues des séances de mise au point.

Cette nouvelle compréhension a tout changé. L’incrédulité du début de saison a laissé place à une concentration de prédateur. Max Verstappen sait que la chasse est ouverte. Il a vu les McLaren s’auto-détruire en Sprint à Austin, il a vu Piastri sombrer en course le dimanche. Il a senti la fébrilité dans le camp d’en face.

Mais le Néerlandais n’est pas dupe. Le retour est spectaculaire, mais la mission reste colossale. Il n’a plus le droit à l’erreur. « Je sais que nous devons être parfaits jusqu’à la fin pour avoir une chance », a-t-il martelé. « L’attention aux détails fera la différence. »

Il y a deux mois, il vous aurait traité d’idiot si vous aviez parié sur lui. Aujourd’hui, il est la raison pour laquelle personne ne dort plus tranquillement à Woking.

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