Frustré par la nouvelle F1, Max Verstappen dialogue avec la FIA pour faire évoluer les règles tout en préparant sa reconversion en endurance.

On le savait agacé, on le découvre désormais en mission. Max Verstappen ne se contente plus de bouder dans son garage Red Bull face à une réglementation 2026 qu’il juge dénaturée. Le Néerlandais a franchi une étape supérieure : il est désormais en discussion directe avec la FIA et la direction de la Formule 1 pour tenter de « sauver » l’ADN du sport.
Depuis le shakedown de Barcelone en janvier dernier, Verstappen n’a pas varié d’un iota. Pour lui, les monoplaces hybrides de nouvelle génération, avec leur dépendance quasi totale à la gestion électrique, ont perdu leur âme. Après le Grand Prix d’Australie, le quadruple champion du monde a enfoncé le clou avec une comparaison qui n’a pas du faire plaisir dans les bureaux, place de la Concorde.
« Si certains trouvent ça amusant, tant mieux pour eux. Mais c’est le genre de choses que je fais chez moi quand je joue à Mario Kart », a déclaré Verstappen avec son franc-parler habituel.
Pour le Néerlandais, le pilotage est devenu une affaire de boutons de “boost” et de gestion de batterie, au détriment de l’attaque pure. Il ne veut pas quitter la discipline, du moins pas tout de suite, mais il pose ses conditions : « Je ne veux pas vraiment partir, mais j’aimerais clairement prendre un peu plus de plaisir au volant. »
Ce qui change aujourd’hui, c’est que Max ne se contente plus de critiquer devant les micros. Il confirme avoir engagé des pourparlers constructifs avec les législateurs du sport.
« J’ai eu des discussions avec la F1 et la FIA. Je pense que nous travaillons dans une direction qui, je l’espère, permettra d’améliorer les choses. Je donne simplement mon avis sur ce qui serait le mieux pour le sport, parce que j’y tiens vraiment. »
Verstappen ne se voit plus seulement comme un simple pilote, mais comme le gardien d’une certaine idée de la course. S’il accepte de jouer les consultants de luxe pour la FIA, c’est parce qu’il sent que la limite du supportable a été atteinte.
L’échappée belle : Le Nürburgring comme bouffée d’oxygène
Tandis que la F1 s’enfonce dans la complexité, Verstappen va chercher son adrénaline ailleurs. Cette année, il s’alignera au départ des 24 Heures du Nürburgring au volant d’une Mercedes-AMG GT3 de sa propre équipe.
Pour Max, la Nordschleife est le remède à l’ennui technologique : « Le Nürburgring est un endroit spécial. Il n’existe aucun circuit comparable au monde. » Cette incursion en endurance n’est qu’un début. Le Néerlandais lorgne déjà sur Spa et Le Mans, comme pour rappeler à la F1 qu’il a déjà un pied dans l’étrier pour un avenir loin des monoplaces “Mario Kart”.
« Je n’apprécie pas vraiment la manière dont la voiture se pilote actuellement », avoue-t-il.
Perdre un pilote de sa stature parce que la réglementation est jugée “artificielle” serait un échec cuisant pour Liberty Media. La FIA a désormais le dossier sur la table, porté par l’un des hommes les plus rapides du monde. Si Shanghai et les courses suivantes ne montrent pas de signes d’amélioration, le divorce entre le champion et sa discipline pourrait devenir inévitable.
Entre le simulateur et Mario Kart, le choix est vite fait pour Max Verstappen 🤓#ChineseGP #F1 pic.twitter.com/IDsblwSpwG
— CANAL+ F1® (@CanalplusF1) March 12, 2026





















