Verstappen déraille en qualifications du GP de Hongrie

Désemparé après sa 8e place en qualifs, Max Verstappen avoue ne rien comprendre à une Red Bull instable, sans grip et sans réponse technique.

Relégué à la huitième place sur la grille, Max Verstappen vit un véritable calvaire à Budapest. Ce qui inquiète le plus, c’est que personne chez Red Bull ne parvient à expliquer cette contre-performance.

Loin d’être surpris à l’issue des qualifications, Verstappen aurait sans doute préféré un couac à ce long naufrage technique. Depuis les premiers essais libres, rien ne fonctionne : l’avant manque de précision, l’arrière glisse, et les réglages ne donnent aucun résultat concret. Plus grave encore, aucune solution ne semble émerger pour redresser la barre.

« Il n’y a pas eu un seul virage, un seul tour où je me suis senti à l’aise. On a glissé tout le week-end », a-t-il déclaré, dépité mais lucide, après la séance.

Jamais la Red Bull n’a semblé dans le rythme en Hongrie. Verstappen s’est traîné dans le cœur du peloton durant les trois séances d’essais libres : neuvième en EL1, quatorzième en EL2, douzième en EL3. Le passage en Q3 tenait presque du miracle. Huitième temps final, à près d’une seconde de Charles Leclerc en pole… sans la moindre explication.

« On n’a aucune idée de ce qui cloche. Si c’était le cas, on aurait déjà ajusté quelque chose. Mais là, rien ne fonctionne, on tourne en rond », a-t-il confié, désemparé.

Habituellement, même dans la difficulté, les ingénieurs peuvent identifier une direction à suivre. Ce week-end, chaque tentative d’ajustement est restée sans effet, comme si la voiture ne répondait plus du tout aux stimuli habituels.

Des conditions changeantes, mais pas de vraie excuse

Il est vrai que la météo n’a pas facilité les choses : rafales de vent en Q3, baisse des températures… Plusieurs équipes ont vu leurs performances chuter, à l’image de McLaren, qui a perdu une demi-seconde entre Q2 et Q3. Mais pour Verstappen, ces aléas ne suffisent pas à expliquer le gouffre de performance.

« Dès les premiers tours d’essais, on sentait que quelque chose clochait. On a tout essayé ensuite, sans succès. C’est extrêmement frustrant. »

Sans aller jusqu’à dire qu’il s’agit du pire week-end de sa carrière — « Singapour a déjà été un sacré désastre », relativise-t-il —, Verstappen classe sans hésiter ce Grand Prix parmi les plus pénibles qu’il ait connus.

Qualifié huitième, le quadruple champion du monde n’attend pas de miracle en course. Il espère pouvoir rivaliser avec les Aston Martin et la Sauber de Gabriel Bortoleto, mais reste très prudent quant à ses chances. « Il y a peut-être deux ou trois voitures avec lesquelles je peux me battre. Mais Lewis va remonter… »

Même si Red Bull conserve généralement un bon rythme en course, encore faut-il que la monoplace réagisse. Pour l’instant, ni les ingénieurs ni leur pilote vedette ne savent par quel bout reprendre une voiture complètement désorientée.

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