Sepang retrouve la Formule 1 en 2026 et pourrait viser un retour permanent. Le circuit malaisien dévoile le coût énorme d’une candidature.

La Formule 1 va retrouver une vieille connaissance en 2026. Après neuf années d’absence, le circuit de Sepang accueillera à nouveau une manche du championnat du monde avec le Grand Prix de Bahreïn, exceptionnellement organisé en Malaisie en raison de la situation géopolitique au Moyen-Orient.
Cette apparition au calendrier pourrait aussi servir de test grandeur nature avant une éventuelle nouvelle candidature malaisienne. Le Grand Prix organisé à Sepang en octobre 2026 ne sera pas officiellement un Grand Prix de Malaisie. L’épreuve conservera le nom de Grand Prix de Bahreïn, Bahreïn restant l’organisateur principal et prenant en charge les droits d’accueil liés à la Formule 1.
La Malaisie apporte principalement son circuit, déjà homologué FIA Grade 1, ainsi que les infrastructures nécessaires pour permettre à la course d’exister dans un contexte exceptionnel.
Ce retour marque néanmoins un événement historique : Sepang n’avait plus accueilli la F1 depuis 2017, année où la Malaisie avait décidé de mettre fin à son contrat en raison de coûts jugés trop élevés et d’une rentabilité insuffisante. Pour le Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim, cette opportunité représente une occasion de montrer que le pays reste capable d’accueillir les plus grands événements sportifs internationaux.
Si Sepang souhaite retrouver une place permanente au calendrier, le défi financier sera immense. Azhan Shafriman Hanif, le patron du circuit, estime qu’un retour annuel nécessiterait un investissement d’au moins 300 millions de ringgits malaisiens, soit près de 65 millions d’euros.
Cette somme correspond notamment aux droits d’organisation versés à la Formule 1, auxquels s’ajoutent les coûts opérationnels, la préparation du circuit et l’organisation générale du week-end. « Mon estimation est d’au moins 300 millions de ringgits. C’est le coût », a expliqué le dirigeant de Sepang. Mais selon lui, cette dépense doit être analysée sous l’angle des retombées économiques.
Les promoteurs malaisiens rappellent que les Grands Prix génèrent souvent des bénéfices indirects importants pour les pays hôtes : tourisme, hôtellerie, restauration, visibilité internationale et activité économique locale.
Selon Azhan Shafriman Hanif, cet investissement pourrait générer jusqu’à 215 millions d’euros de retombées économiques. C’est précisément l’argument qui pourrait convaincre les autorités malaisiennes de réexaminer une candidature permanente.
Mais la question n’est pas uniquement financière. Même avec les moyens nécessaires, Sepang devra trouver une place dans un calendrier déjà saturé. La Formule 1 limite actuellement son championnat à 24 Grands Prix par saison. L’arrivée de nouveaux circuits comme Madrid, Portimão ou Istanbul oblige déjà Liberty Media à réfléchir à des rotations entre certaines destinations.
Pour l’instant, les responsables du circuit refusent de brûler les étapes. L’objectif immédiat est de réussir l’organisation du Grand Prix de Bahreïn en Malaisie et de démontrer que Sepang reste capable d’accueillir la Formule 1 au plus haut niveau. « Les deux critères principaux sont d’avoir les moyens de payer les droits d’organisation et d’avoir une place disponible au calendrier », a rappelé le patron du circuit.
Le rendez-vous d’octobre pourrait donc dépasser le simple cadre d’une course de remplacement. Pour Sepang, il s’agit peut-être d’une audition grandeur nature.
🚨 Pihak FIA sudah melakukan inspeksi langsung ke Sepang dan memastikan bahwa sirkuitnya masih layak mempertahankan status sertifikasi FIA Grade 1.
— F1 Speed Indonesia (@f1speed_indo) July 29, 2026
Mereka hanya meminta beberapa perbaikan di area gravel serta fasilitas penunjang untuk sesuaikan standar F1 modern. Selebihnya… pic.twitter.com/Wky7ylyG7t





















215.000.000€de rapport pour POUR 65.000.000 de mise le calcul est vite fait