Résultats des essais libres 2 du GP d’Abu Dhabi

Voici le classement après la deuxième séance d’essais libres sur le circuit de Yas Marina. Qui a tout donné ? Qui cache son jeu ?

Si la première séance avait laissé planer un doute avec un écart infime de huit millièmes, la nuit de Yas Marina a rendu un verdict beaucoup plus tranché. Sous les projecteurs, dans les conditions exactes qui seront celles des qualifications et de la course, Lando Norris a assommé la concurrence.

Le leader du championnat a signé le meilleur temps de la journée en 1:23.083, repoussant Max Verstappen à plus de trois dixièmes. Mais c’est le rythme de course affiché par la McLaren qui doit donner des sueurs froides au stand Red Bull.

Lando Norris n’est pas venu pour gérer son avance de 12 points ; il est venu pour écraser la finale. Le Britannique a dominé la feuille des temps, mais c’est surtout lors des simulations de longs relais que l’écart s’est creusé. Selon les observations du bord de piste, les McLaren évoluent “dans une autre ligue” une fois les réservoirs pleins, Norris tournant régulièrement une demi-seconde plus vite que la concurrence.

Max Verstappen (2e) fait de la résistance. Le Néerlandais a tout donné pour accrocher le wagon, mais son tour le plus rapide reste à 0.363s de la référence. La Red Bull semble manquer de ce dernier dixième de performance pure nécessaire pour jouer la pole à la régulière.

Si le garage de Norris respire la sérénité, celui d’Oscar Piastri est sous tension. L’Australien, qui a dû céder son baquet à Pato O’Ward en matinée, paie cash son manque de roulage. Sa séance a été brouillonne, ponctuée par un blocage de roue au virage 6 et une incapacité chronique à trouver le rythme. Il termine à une lointaine 11e place, à près de sept dixièmes de son coéquipier.

Zak Brown, le patron de l’équipe, a tenté de dédramatiser : « Oscar n’est pas encore totalement réglé, mais il y arrivera. » Il n’empêche, pour un pilote qui joue mathématiquement le titre, démarrer le week-end aussi loin est un handicap majeur.

Derrière un George Russell solide (3e), on retrouve un tir groupé étonnant. Le rookie Oliver Bearman a fait sensation en hissant sa Haas à la 4e place, devant le vétéran Nico Hulkenberg (5e) et l’autre Sauber, Gabriel Bortoleto (6e).

Mention spéciale également pour Isack Hadjar. Le Français, qui avait déjà brillé en EL1 lors de ses précédentes sorties, confirme qu’il est prêt pour 2026. Il place sa Racing Bulls au 7e rang, devançant à la régulière la Ferrari de Charles Leclerc (8e) et l’Aston Martin de Fernando Alonso (9e).
Hamilton et Ferrari dans le Dur

Pour Lewis Hamilton, le retour au volant après avoir laissé sa place à Arthur Leclerc ce matin a été laborieux. Le septuple champion du monde ne pointe qu’au 14e rang, à près d’une seconde de la tête. La Ferrari semble souffrir sur ce tracé qui exige un train avant incisif dans le dernier secteur. Avec Leclerc 8e et Hamilton 14e, la Scuderia est, pour l’instant, la quatrième force du plateau, loin des ambitions affichées par John Elkann.

1Lando Norris1:23.083
2Max Verstappen+0.363
3George Russell+0.379
4Oliver Bearman+0.418
5Nico Hulkenberg+0.467
6Gabriel Bortoleto+0.487
7Isack Hadjar+0.574
8Charles Leclerc+0.575
9Fernando Alonso+0.625
10Kimi Antonelli+0.667
11Oscar Piastri+0.680
12Lance Stroll+0.749
13Carlos Sainz+0.789
14Lewis Hamilton+0.856
15Alexander Albon+0.867
16Esteban Ocon+0.875
17Yuki Tsunoda+1.220
18Liam Lawson+1.391
19Franco Colapinto+1.688
20Pierre Gasly+1.880

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