Red Bull contre-attaque après l’offensive de McLaren sur Racing Bulls

McLaren pousse la FIA à agir contre Red Bull, mais le clan autrichien refuse catégoriquement de vendre Racing Bulls en Formule 1.

La bataille politique autour des équipes “satellites” vient clairement de changer de dimension en Formule 1. Après plusieurs années de critiques plus ou moins acerbes, Zak Brown a officiellement décidé de passer à l’attaque contre le modèle Red Bull.

Le patron de McLaren a récemment envoyé une lettre au président de la FIA, Mohammed Ben Sulayem, afin de réclamer une remise à plat du système de multipropriété actuellement autorisé en Formule 1. La coexistence entre Red Bull Racing et Racing Bulls est clairement dans le viseur, ce qui est considéré par Brown comme une forme d’avantage sportif devenu difficile à justifier dans la F1 moderne.

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Le dirigeant américain estime notamment que certaines situations récentes ont renforcé cette impression de collaboration trop étroite entre les deux structures.

Le Grand Prix de Miami a relancé le débat après que Liam Lawson a laissé passer Max Verstappen en début de course. Zak Brown continue également de citer l’épisode du Grand Prix de Singapour 2022, lorsque Daniel Ricciardo avait récupéré le meilleur tour en course au détriment de Lando Norris.

Pour McLaren, ces situations alimentent l’idée qu’une équipe peut indirectement servir les intérêts stratégiques d’une autre.

Red Bull rappelle avoir “sauvé” Minardi

Du côté de Red Bull, il n’est absolument pas question de vendre Racing Bulls. Selon plusieurs indiscrétions relayées dans le paddock, le groupe autrichien considère au contraire avoir énormément apporté à la Formule 1 grâce à ce modèle.

L’argument principal avancé par Milton Keynes repose sur l’histoire même de Racing Bulls. Avant de devenir Toro Rosso puis Racing Bulls, l’équipe était l’ancienne structure Minardi. Sans le rachat effectué par Red Bull au milieu des années 2000, l’écurie italienne aurait probablement disparu de la grille.

Le clan autrichien estime également avoir permis à deux équipes de survivre pendant plusieurs périodes compliquées pour la discipline, notamment lors de la crise financière mondiale puis durant la pandémie de Covid.

En interne, Red Bull considère donc qu’il serait injuste d’être aujourd’hui pénalisé après avoir financé deux structures pendant près de vingt ans tout en respectant officiellement les règles fixées par la FIA.

L’histoire aurait d’ailleurs pu être totalement différente. Giancarlo Minardi a récemment révélé que Ferrari avait été approchée avant Red Bull afin de créer une véritable équipe junior italienne en F1.

La Scuderia aurait finalement refusé plusieurs propositions, laissant ensuite la voie libre au rachat de l’équipe par Dietrich Mateschitz et à la naissance de Toro Rosso.

Une vente pourrait pourtant devenir très lucrative

Même si Red Bull refuse toute idée de séparation aujourd’hui, le contexte commence progressivement à évoluer.

Mohammed Ben Sulayem a récemment reconnu qu’il n’était pas favorable au modèle actuel de multipropriété en Formule 1, tandis que plusieurs constructeurs continuent d’étudier les opportunités d’entrée sur la grille.

Les groupes chinois BYD et Geely surveillent notamment la situation avec attention. Avec l’explosion de la valeur des équipes ces dernières années et les coûts énormes imposés aux nouvelles inscriptions, le rachat d’une structure déjà existante apparaît désormais comme la solution la plus réaliste pour plusieurs industriels.

De ce fait, Racing Bulls pourrait rapidement devenir l’un des actifs les plus convoités du paddock.

Author: Patrick Angler, Rédacteur en Chef
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