Quitter la F1 ? Verstappen y pense, mais un départ immédiat lui coûterait des centaines de millions, entre salaire et perte d’exposition

La Formule 1 s’est tue pour cinq semaines. Suite à l’annulation des manches à Bahreïn et en Arabie Saoudite, le paddock traverse une pause printanière totalement inédite. Pour Max Verstappen, rentré précipitamment chez lui à Monaco dès lundi, c’est l’heure d’une profonde remise en question.
Le jeune Isack Hadjar a bouclé les tests pneumatiques de Red Bull, et le Néerlandais a profité de ce retour aux sources pour livrer une introspection sur ses priorités. « Vous attendez 24 courses […] Et puis vous vous demandez juste si ça en vaut la peine ? Ou est-ce que j’apprécie d’être plus à la maison avec ma famille ? Voir plus mes amis quand on n’apprécie plus son sport ? »
Actuellement neuvième d’un championnat dominé par Mercedes, Verstappen explique que ne plus écraser la concurrence n’est pas le fond du problème. Il a déjà connu des périodes de disette et se dit prêt à accepter d’être 7e ou 8e à la régulière.
Il dénonce une mécanique qui dénature l’essence même de son métier : « Quand vous êtes 7e ou 8e et que vous n’appréciez pas toute la formule derrière, ça ne semble pas naturel pour un pilote de course. […] C’est vraiment anti-pilotage. À un moment donné, ouais, ce n’est tout simplement plus ce que je veux faire. »
La conclusion du quadruple champion du monde tombe : « En fin de compte, ce n’est plus une question d’argent, car ça a toujours été ma passion. »
Pourtant, à ce niveau de la compétition, l’argent est une réalité qu’il est impossible de balayer d’un simple revers de manche. Rompre son contrat avec Red Bull à deux ans de son terme implique un sacrifice financier stratosphérique.
Le professeur Wilson, expert en économie du sport basé à Londres, a fait les comptes. L’addition donne le vertige : si Max Verstappen claque la porte demain, il s’assoit sur environ 260 millions d’euros.
Comment arrive-t-on à une telle somme ?
- Le salaire direct : Avec une base de 50 millions d’euros chez Red Bull, gonflée à près de 86 millions par les divers bonus, il renoncerait à une fourchette comprise entre 173 et 217 millions d’euros de revenus salariaux sur les deux prochaines années.
- L’effondrement du sponsoring : Ses contrats personnels, estimés à 22 millions annuels, ne disparaîtraient pas du jour au lendemain. Mais sans l’exposition médiatique mondiale d’un Grand Prix chaque dimanche, sa valeur marketing fondrait logiquement de moitié au fil du temps.
Verstappen se retrouve tiraillé entre son rejet viscéral d’une Formule 1 qu’il ne reconnaît plus et des “menottes dorées” d’un quart de milliard d’euros.
Max via Kelly's IG. pic.twitter.com/cFcJfnr8d9
— Verstappen News (@verstappenews) March 31, 2026





















