Newey est-il responsable de l’échec d’Aston Martin Honda ?

Le châssis Aston Martin est désormais pointé du doigt : Newey se retrouve au cœur des critiques après un début de saison 2026 très compliqué

Alonso et aston martin au japon

Le génie de l’aérodynamique a-t-il perdu sa baguette magique ? C’est la rumeur très sérieuse qui enflamme le paddock après un début de saison catastrophique pour Aston Martin. Si tous les regards se tournaient initialement vers le nouveau moteur Honda pour expliquer les terribles vibrations de la monoplace, la tendance s’est soudainement inversée. En interne, c’est désormais le châssis AMR26, conçu sous la direction technique d’Adrian Newey, qui est pointé du doigt.

Dans les virages à haute vitesse, l’Aston Martin s’effondre, et selon les dernières indiscrétions, la responsabilité n’incombe pas au bloc propulseur japonais, mais bien à la conception de la voiture. Honda a d’ailleurs publiquement renvoyé la balle avec une explication technique assez inattendue.

Koji Watanabe, le président du HRC, l’a détaillé de manière explicite : « Cette vibration entre en résonance avec le châssis, et il y a tellement de choses qui doivent être faites en conjonction avec le côté châssis, donc nous essayons diverses choses. »

Autrement dit, le moteur subit des vibrations parce que l’architecture du châssis les amplifie. Le motoriste refuse de porter seul le chapeau d’un package qui manque d’harmonie.

Face à ce qui ressemble à un début de guerre froide, les dirigeants ont dû intervenir rapidement pour éviter le naufrage. L’heure était à la diplomatie autour d’une table au Japon. Lawrence Stroll a réuni Koji Watanabe et Toshihiro Mibe (PDG de Honda) pour un dîner stratégique destiné à recoller les morceaux.

Watanabe a joué la carte de l’apaisement lors d’une interview pour Autosport Japan : « La discussion s’est principalement concentrée sur les mesures que nous devrions prendre pour améliorer notre compétitivité. Elle s’est également étendue à des discussions tournées vers 2027. »

Il s’est voulu rassurant sur l’état du partenariat : « Je ne peux pas entrer dans les détails, mais nous avons tous les deux confirmé qu’il est vraiment important de travailler comme une seule équipe. »

Watanabe a précisé que « le problème au GP de Chine était un problème distinct de la vibration, et cela a été résolu ». Toutefois, le mal profond de la monoplace actuelle semble bien plus tenace.

Aston Martin aurait déjà fait une croix sur cette campagne 2026. L’écurie chercherait simplement à limiter la casse et à sauver quelques performances d’ici la fin de l’année, tout en basculant l’essentiel de ses ressources sur la conception de la voiture de 2027.

Author: Elisabeth Maingé, Consultante
Ingénieure de formation et passionnée de Formule 1 depuis son enfance, Élisabeth Maingé évolue au sein d’un grand constructeur automobile, où elle travaille dans le domaine de la recherche et du développement. Elle met son expertise technique au service de F1ACTU en analysant les performances des monoplaces, les choix aérodynamiques et les enjeux liés aux évolutions réglementaires. Son regard d’ingénieure apporte un éclairage précis sur les forces en présence dans le paddock, en reliant les données techniques aux performances en piste.

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