Pierre Gasly officiellement 3e à Monaco, mais le trophée reste chez Red Bull dans l’attente de la fin de la procédure d’appel.

Pierre Gasly a officiellement récupéré la troisième place du Grand Prix de Monaco après l’annulation de ses pénalités par la FIA. Le pilote Alpine a été reclassé devant Isack Hadjar au classement final de l’épreuve. Mais à ce jour, la situation n’a pas encore été totalement régularisée sur le plan matériel : Red Bull n’a toujours pas restitué le trophée associé à cette troisième place.
Selon les informations de The Race, la coupe remise initialement à Isack Hadjar se trouve toujours en possession de l’écurie autrichienne. Red Bull affirme être en train d’organiser son transfert vers Alpine, mais cette situation s’explique par le cadre procédural encore en cours.
Dans la foulée de la révision du classement, Red Bull et McLaren ont déposé une notification d’intention d’appel. Ce mécanisme leur accorde un délai de 96 heures pour confirmer ou non un recours devant la Cour d’appel internationale. Tant que ce délai n’est pas expiré, l’écurie estime que le résultat reste susceptible d’évoluer.
Pour Laurent Mekies, directeur de Red Bull, le dossier dépasse le simple résultat sportif. L’enjeu porte selon lui sur l’équité des décisions et la fiabilité des systèmes de mesure utilisés en course. « Il s’agit avant tout d’une question de principe pour le bien du sport », a-t-il expliqué à Barcelone. « Aucun système de mesure sur Terre n’est parfait. Cependant, nous utilisons ce système depuis de nombreuses années. »
Le dirigeant souligne également que la majorité des pilotes a su s’adapter à ces contraintes en anticipant les marges nécessaires dans la voie des stands.
Le débat ne se limite pas à Red Bull et McLaren. Mercedes a également déposé une demande de droit de révision concernant George Russell, pénalisé à Monaco dans des circonstances similaires.
Le Britannique avait perdu de précieux points après une pénalité pour excès de vitesse, aggravée par une mauvaise exécution de sa sanction sous voiture de sécurité.
Toto Wolff reconnaît que les chances de succès sont limitées, mais estime nécessaire de participer aux discussions si les décisions sportives venaient à être de nouveau réévaluées.





















