Ferrari trop forte ? Norris tire la sonnette d’alarme

Le champion du monde en titre, Lando Norris, estime que Ferrari domine déjà en virage et pourrait tout écraser avec un moteur plus performant.

Largement battu par Lewis Hamilton dimanche lors du Grand Prix de Barcelone, Lando Norris n’a pas masqué son inquiétude face au niveau affiché par la Ferrari SF-26. Selon lui, la Scuderia dispose déjà du meilleur châssis de la grille, et de simples gains côté moteur pourraient suffire à déséquilibrer durablement la hiérarchie.

Troisième à l’arrivée, le champion du monde a franchi la ligne avec près de 24 secondes de retard sur le vainqueur du jour. Un écart significatif qui l’a poussé à livrer une analyse sans détour au micro de Sky Sports F1, pointant notamment l’efficacité globale de la monoplace de Maranello.

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« Nous avons de la chance que Ferrari n’ait pas un meilleur moteur pour le moment », a expliqué Norris. « S’ils en avaient un, ils domineraient. À l’heure actuelle, ils sont la référence en virage. Nous ne sommes même pas proches. »

Conscient du retard de McLaren sur ce plan, le Britannique a également adressé un avertissement direct à ses rivaux : « S’ils améliorent leur moteur, ils vont ridiculiser tout le monde. Nous devons absolument continuer à progresser. »

L’inquiétude de Norris s’explique aussi par le contexte réglementaire. Dans le cadre du système ADUO (Additional Development and Upgrade Opportunities), Ferrari dispose encore de marges de progression sur son unité de puissance, avec plusieurs évolutions moteur autorisées cette saison et la suivante.

Un levier réglementaire qui pourrait permettre à la Scuderia de corriger son principal point faible et de transformer une voiture déjà très performante en référence absolue.

Un constat partagé chez McLaren

Du côté de McLaren, Andrea Stella dresse un diagnostic similaire. Le directeur de l’écurie estime que Ferrari possède actuellement « le meilleur châssis » du plateau, particulièrement efficace dans les virages à moyenne vitesse.

« Nous voyons que Ferrari est la plus rapide dans ces sections », a-t-il expliqué. « Nous sommes compétitifs dans les virages rapides, mais nous manquons d’adhérence dans les phases lentes et moyennes. Ferrari a su faire évoluer sa voiture et capitaliser sur ses progrès. »

À Barcelone, Ferrari a encore frappé fort avec une démonstration de force illustrée par la victoire de Lewis Hamilton et un écart final conséquent sur George Russell. De quoi renforcer l’idée d’une équipe de Maranello en pleine montée en puissance.

Au championnat, Norris limite les dégâts mais voit le danger se préciser : si Ferrari parvient à débloquer son potentiel moteur, l’équilibre de la saison pourrait rapidement basculer.

Author: Elisabeth Maingé, Consultante
Ingénieure de formation et passionnée de Formule 1 depuis son enfance, Élisabeth Maingé évolue au sein d’un grand constructeur automobile, où elle travaille dans le domaine de la recherche et du développement. Elle met son expertise technique au service de F1ACTU en analysant les performances des monoplaces, les choix aérodynamiques et les enjeux liés aux évolutions réglementaires. Son regard d’ingénieure apporte un éclairage précis sur les forces en présence dans le paddock, en reliant les données techniques aux performances en piste.

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