Nouvelle bataille post-Monaco : La décision qui a rendu le podium à Gasly est désormais contestée par McLaren et Red Bull.

L’imbroglio juridique du Grand Prix de Monaco est loin d’être terminé. Suite à l’annulation des pénalités de Pierre Gasly par les commissaires de la FIA — un revirement consécutif à l’aveu d’une erreur de calibrage de la part de Formula One Management (FOM) —, McLaren et Red Bull ont officiellement enclenché une procédure de contestation.
Le Code Sportif International de la FIA impose une réactivité absolue dans les litiges d’après-course. Toute écurie s’estimant lésée par une décision des officiels dispose d’une fenêtre stricte d’une heure pour déposer une notification d’intention d’appel. C’est le levier juridique qu’a actionné McLaren dans la foulée de la publication du document réintégrant Gasly à la troisième place, imitée moins d’une heure plus tard par la direction de Red Bull.
Cette démarche administrative ne garantit pas qu’un appel aura lieu. Elle permet en revanche d’acheter du temps : les deux structures disposent désormais d’un délai légal de 96 heures pour analyser le dossier, peser le poids de leur démarche et décider de formaliser — ou de retirer — leur action.
Si les deux équipes s’opposent si fermement à la restitution du podium d’Alpine, c’est que l’annulation de ces dix secondes de pénalité bouleverse directement leurs bilans comptables. Chez Red Bull, la réintégration du pilote français rétrograde mécaniquement Isack Hadjar au quatrième rang, effaçant le premier podium de sa carrière pour l’équipe autrichienne.
L’impact est tout aussi problématique pour McLaren. Oscar Piastri glisse de la quatrième à la cinquième position, mais l’écurie de Woking souligne surtout une asymétrie de traitement. L’Australien figurait lui aussi parmi les pilotes sanctionnés pour des excès de vitesse causés par la défaillance du chronométrage. Cependant, Piastri ayant purgé sa sanction en piste lors d’un passage au stand, ce temps de course perdu ne peut techniquement pas lui être recrédité.
Lors de l’audience de révision à Barcelone, les arguments se sont âprement heurtés. McLaren, présente en tant que partie intéressée, a plaidé contre toute modification du résultat final. L’équipe britannique s’est appuyée sur la jurisprudence, arguant que les discordances de calcul dans la pitlane sont un paramètre connu. Selon McLaren, il incombe aux écuries d’ajuster leurs procédures et de prendre des marges de sécurité face à l’interprétation de la trajectoire la plus courte par les capteurs.
Une ligne de défense balayée par la direction d’Alpine. Steve Nielsen, le directeur sportif de la structure française, a justifié l’entêtement de son équipe par une rupture totale de corrélation. Habituellement, les infractions de vitesse notifiées par la direction de course sont immédiatement corroborées par la télémétrie interne des écuries. À Monaco, les données embarquées d’Alpine n’ont relevé aucun franchissement de la limite de 60 km/h pour Gasly. Une divergence frontale qui a poussé l’équipe à exiger l’audit du système de la FOM, révélant in fine l’erreur de mesure de l’organisateur.
🔴 McLaren et Red Bull ont fait par de leur intention de faire appel de la décision de la FIA d’avoir annulé les deux pénalités à Pierre Gasly !
— PG10__Inside 🇫🇷 (@PG10__Inside) June 12, 2026
McLaren, avec Oscar Piastri, avait écopé d’une pénalité de 5 secondes, qu’il a purgée pendant la course. Malheureusement, il n’a… pic.twitter.com/mBRFYXuMwP





















