Les discussions entre Max Verstappen et Mercedes ont bien existé. Mais un détail précis aurait finalement empêché le transfert du quadruple champion du monde.

Pendant plusieurs mois, le paddock a imaginé un scénario qui aurait secoué la Formule 1 : voir Max Verstappen troquer les couleurs de Red Bull pour celles de Mercedes. Le rapprochement a bien existé, mais les discussions n’ont finalement pas abouti. Mais contrairement à ce qui pouvait être imaginé, l’argent n’aurait pas été le principal obstacle.
Le dossier Verstappen-Mercedes n’était donc pas qu’une simple rumeur de paddock. Des échanges ont bien existé entre les deux camps, alors que Toto Wolff cherchait depuis longtemps à convaincre le Néerlandais de rejoindre Brackley.
Mais malgré des échanges avancés avec la direction de Mercedes, un point précis aurait empêché la conclusion d’un accord.
Le salaire de Max Verstappen a longtemps été présenté comme l’un des principaux freins à un éventuel transfert. Avec une rémunération estimée autour de 80 millions d’euros annuels chez Red Bull, le pilote néerlandais figure parmi les sportifs les mieux payés au monde.
Pourtant, selon le journaliste Franco Nugnes, de Motorsport IT, cet aspect aurait été largement négociable. Verstappen aurait accepté de revoir ses exigences à la baisse afin de rendre un départ possible, avec une rémunération ramenée à environ 50 millions d’euros par saison.
Un effort considérable qui montre que la question n’était pas uniquement financière. Le véritable blocage se serait situé ailleurs : dans la durée du contrat souhaitée par le clan Verstappen.
Les négociations ne se seraient pas limitées à Toto Wolff, directeur de l’équipe et actionnaire minoritaire de Mercedes F1. Elles auraient également impliqué Ola Källenius, président du groupe Mercedes-Benz et figure décisionnaire majeure du constructeur allemand.
D’après Franco Nugnes, Verstappen souhaitait obtenir un contrat de trois ans. Un engagement qui aurait dépassé la durée restante du mandat actuel de Källenius, qui doit s’achever dans deux ans.
C’est précisément ce point qui aurait fait basculer les discussions. Le dirigeant allemand aurait hésité à engager Mercedes sur une période dépassant son propre mandat, estimant qu’il risquait de « vendre son âme » en prenant une décision qui engagerait l’entreprise au-delà de son contrôle direct. Sur cette base, les négociations auraient finalement échoué.
Mercedes mise sur Russell et Antonelli
Face à l’impossibilité de conclure avec Verstappen, Toto Wolff aurait décidé de miser sur la continuité avec George Russell et Kimi Antonelli.
Russell, dont l’avenir avait été au centre des spéculations, devrait conserver son volant, peut-être grâce à des garanties liées à ses performances récentes. De son côté, Antonelli s’est imposé comme un élément incontournable du projet Mercedes du fait de sa progression spectaculaire.
Le choix du duo actuel permet également à l’écurie allemande de conserver une certaine stabilité au moment où la réglementation 2026 redistribue les cartes.
Pour Verstappen, la situation devient alors plus complexe s’il souhaite réellement quitter Red Bull. Ferrari dispose déjà de Charles Leclerc et Lewis Hamilton sous contrat, tandis que McLaren semble verrouillée avec Lando Norris et Oscar Piastri.
Cette issue laisse Verstappen dans une position particulière. La porte Mercedes, qui semblait être la sortie la plus crédible, s’est refermée pour une raison inattendue. Son avenir dépendra désormais autant des performances de Red Bull que des opportunités réellement disponibles sur le marché.
Après de longues discussions, Mercedes aurait bien refusé les avances de Max Verstappen pour 2027. 🚨
— Le Sprint (@LeSprintEdition) July 5, 2026
Le néerlandais était prêt à réduire son salaire à 50 M$, mais souhaitait un contrat longue durée (3 ans).
Refus de la part de Toto Wolff, qui ne souhaitait pas de révolution.… pic.twitter.com/rtZkLOyyaL




















