D’un cauchemar en Autriche à la pole Sprint à Silverstone : Ferrari change totalement de visage avec Lewis Hamilton devant Kimi Antonelli.

Une semaine seulement après un Grand Prix d’Autriche où Ferrari semblait incapable de rivaliser avec Mercedes et Red Bull, la Scuderia a complètement changé de visage à Silverstone. Devant un public entièrement acquis à sa cause, Lewis Hamilton a offert à Ferrari la pole de la course Sprint, devant Kimi Antonelli pour seulement 11 millièmes de seconde.
Ce brusque retour au premier plan a surpris tout le paddock. Comment une SF-26 distancée de près de trente secondes à Spielberg peut-elle soudain dominer les qualifications quelques jours plus tard ?
Le week-end autrichien avait laissé l’impression que Ferrari avait complètement raté l’évolution de son unité de puissance. En réalité, le contexte du Red Bull Ring a largement accentué ses difficultés. Sous une piste dépassant les 50°C, la Scuderia avait dû ouvrir davantage sa carrosserie afin d’assurer le refroidissement de son moteur. Cette solution avait augmenté la traînée aérodynamique et surtout compliqué la gestion des pneus sur la durée d’un relais. Résultat : les performances du nouveau groupe propulseur étaient pratiquement passées inaperçues.
Le circuit britannique récompense avant tout l’efficacité aérodynamique, la stabilité dans les longues courbes rapides et la qualité du châssis. Un profil qui convient beaucoup mieux à la SF-26, déjà très performante à Barcelone, où Lewis Hamilton avait signé la première victoire de Ferrari cette saison. Dans des conditions nettement plus fraîches qu’en Autriche, l’équipe italienne a également pu exploiter pleinement les petites évolutions apportées spécialement pour ce week-end, comme Hamilton l’a lui-même confirmé après sa pole.
Le regain de forme de Ferrari a surpris jusqu’à ses principaux rivaux. Cinquième de ces qualifications Sprint, George Russell reconnaissait ne pas avoir anticipé un tel niveau de performance : « Je suis très surpris par le rythme de Ferrari. Ils avaient des difficultés avec leur unité de puissance et leur gestion de l’énergie. Aujourd’hui, ils semblent être les meilleurs. »
Les données des meilleurs tours de Lewis Hamilton et Kimi Antonelli permettent justement de comprendre pourquoi. Mercedes conserve un léger avantage dans certaines phases d’accélération, notamment sur la ligne droite de Wellington. En revanche, Ferrari semble désormais utiliser son énergie électrique beaucoup plus efficacement dans plusieurs portions clés du circuit.
Hamilton gagne notamment du temps à l’ancienne ligne droite des stands mais aussi, plus étonnant encore, dans la rapide courbe de Copse, une zone où les autres équipes commencent généralement déjà à économiser leur énergie. Antonelli reprend une partie de son retard entre Becketts et Hangar Straight, mais la Ferrari retrouve immédiatement l’avantage dans le freinage de Stowe puis dans l’enchaînement final Vale-Club.
Autrement dit, l’évolution moteur introduite en Autriche semble enfin fonctionner comme Ferrari l’espérait… à condition d’être associée à un circuit capable d’en révéler tout le potentiel.
La course Sprint de samedi constituera le premier véritable test grandeur nature. Les relais permettront de vérifier si Ferrari possède réellement un avantage durable ou si sa supériorité ne s’exprime que sur un tour. Mercedes et Red Bull disposent encore d’une marge d’adaptation avant les qualifications du Grand Prix prévues quelques heures plus tard, notamment sur les réglages liés au déploiement de l’énergie.
Another golden day at Silverstone for Lewis 🤩#F1Sprint #BritishGP pic.twitter.com/uDKwohcRVp
— Formula 1 (@F1) July 3, 2026




















