La FIA s’emmêle les pinceaux avec la sanction de Sainz

Après avoir annoncé une pénalité pour le Grand Prix d’Arabie saoudite de F1, la FIA a reconnu son erreur et annulé la sanction contre Carlos Sainz

Une confusion informatique lors du Grand Prix de Bahreïn a failli coûter cher à Carlos Sainz, pénalisé à tort avant que la FIA ne fasse marche arrière.

Le Grand Prix de Bahreïn 2025 a été particulièrement éprouvant pour Carlos Sainz. Non seulement le pilote Williams a vu sa course ruinée par une série d’incidents, mais il a aussi été victime d’un cafouillage administratif de la part de la FIA. Le pilote espagnol a d’abord écopé d’une pénalité transformée en sanction pour la course suivante… avant que l’instance dirigeante ne se rende compte de son erreur.

Dimanche dernier, en pleine course, Sainz s’est vu infliger une pénalité de 10 secondes pour avoir provoqué un accrochage avec Andrea Kimi Antonelli, pilote Mercedes. Malgré sa voiture endommagée par un contact antérieur avec Yuki Tsunoda, Sainz avait tenté de limiter la casse en servant sa sanction… juste avant d’abandonner au 45e tour.

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Mais un dysfonctionnement du système de chronométrage a empêché l’enregistrement de cette pénalité. Résultat : quelques heures après l’arrivée, la FIA a annoncé une transformation de la punition en une rétrogradation de trois places sur la grille du Grand Prix d’Arabie Saoudite, invoquant l’article 54.3 du règlement sportif. Un raisonnement logique en apparence, sauf qu’il reposait sur une donnée erronée.

Moins d’une heure après la publication de cette décision, l’instance dirigeante a fait volte-face. Une mise à jour officielle a annulé la pénalité, reconnaissant que Sainz avait bel et bien purgé sa sanction avant son abandon — un détail essentiel, mais passé à la trappe à cause du bug initial.

Ce couac s’inscrit dans un contexte plus large, marqué par un problème informatique plus global ayant également affecté la télémétrie de George Russell durant la course.

Au sortir du Grand Prix, Carlos Sainz a reconnu sa responsabilité dans l’accrochage avec Antonelli, évoquant des pneus froids et une monoplace déjà mal en point. Il a même tenté d’éviter le contact, préférant laisser passer son coéquipier Alexander Albon plutôt que son rival direct. “C’était une erreur sous la pression du moment”, a-t-il concédé.

Il n’a cependant pas caché sa frustration quant à l’incident initial avec Tsunoda. Selon lui, ce contact a endommagé son fond plat, entraînant une perte de charge estimée entre 40 et 50 points d’appui. “Cela m’a rendu une seconde et demie plus lent au tour. À partir de là, la course était terminée.”

Author: Elisabeth Maingé, Consultante
Ingénieure de formation et passionnée de Formule 1 depuis son enfance, Élisabeth Maingé évolue au sein d’un grand constructeur automobile, où elle travaille dans le domaine de la recherche et du développement. Elle met son expertise technique au service de F1ACTU en analysant les performances des monoplaces, les choix aérodynamiques et les enjeux liés aux évolutions réglementaires. Son regard d’ingénieure apporte un éclairage précis sur les forces en présence dans le paddock, en reliant les données techniques aux performances en piste.

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