Le retour de Nikita Mazepin en Formule 1 devient possible : la FIA vient de lever l’interdiction qui frappait les pilotes russes.
La FIA vient de prendre une décision qui pourrait bien réveiller un souvenir que certains fans de Formule 1 auraient préféré oublier. Quatre ans après avoir été écarté de la discipline, Nikita Mazepin est de nouveau autorisé à participer aux compétitions internationales sous licence FIA. Une situation qui lui ouvre, en théorie, la porte d’un improbable retour en F1.
La Fédération Internationale de l’Automobile a officiellement levé les restrictions imposées aux compétiteurs russes et biélorusses après l’invasion de l’Ukraine en 2022. La décision avait été adoptée par le Conseil Mondial du Sport Automobile le 3 août et communiquée aux différentes parties prenantes le 13 août.
Les pilotes et équipes concernés ne sont désormais plus soumis à l’obligation de neutralité. Ils peuvent à nouveau utiliser leur drapeau, leurs couleurs nationales et leur hymne lors des compétitions FIA. Ils ne sont également plus tenus de signer un engagement de neutralité pour participer aux épreuves internationales.
La FIA maintient toutefois l’interdiction d’organiser des compétitions internationales en Russie et en Biélorussie. Cette décision ne signifie donc pas que le Grand Prix de Russie, disparu du calendrier après l’édition 2021 de Sotchi, va faire son retour en Formule 1.
Mazepin peut désormais revenir dans le paddock
C’est ici que la décision prend une dimension particulière pour la F1. Nikita Mazepin fait partie des pilotes les plus directement concernés par les mesures adoptées en 2022.
Le Russe avait été écarté par Haas avant le début de la saison 2022, tandis que l’équipe américaine mettait fin à son partenariat avec Uralkali, le groupe russe qui était alors son sponsor-titre.
Mazepin n’est donc plus soumis aux restrictions sportives qui empêchaient les compétiteurs russes de représenter leur pays. En théorie, il peut désormais reprendre une licence FIA et participer à une compétition internationale, y compris en Formule 1.
Cela ne signifie évidemment pas qu’il dispose d’un baquet. La décision de la FIA lui permet de courir ; elle ne contraint aucune équipe à lui offrir une place.
Mais après une carrière F1 interrompue brutalement, la possibilité d’un retour est désormais redevenue réelle sur le plan réglementaire.
Le souvenir de « Mazespin » reste tenace
Le nom de Mazepin ne renvoie pas uniquement aux événements géopolitiques de 2022. Pour beaucoup de fans, il reste surtout associé à son unique saison en Formule 1, disputée avec Haas en 2021. Le Russe avait alors connu une campagne extrêmement compliquée, régulièrement dominé par son équipier débutant Mick Schumacher.
Son premier Grand Prix, à Bahreïn, avait donné le ton : Mazepin avait terminé sa course dans le mur dès le troisième virage. Les nombreux tête-à-queue du pilote lui avaient rapidement valu le surnom de « Mazespin », devenu l’un des mèmes les plus connus de la saison.
Son bilan comptable n’avait rien arrangé. Mazepin n’avait inscrit aucun point et avait officiellement terminé 21e du championnat, derrière Robert Kubica. Un classement assez inhabituel puisque la saison comptait seulement 20 pilotes titulaires : Kubica, remplaçant de Kimi Räikkönen à Zandvoort et Monza, avait terminé ces deux courses aux 15e et 14e places, ce qui lui avait permis de devancer Mazepin au départage malgré un total de zéro point pour chacun.
Avant même ses débuts en F1, Mazepin avait déjà été au centre de plusieurs polémiques. En 2016, alors qu’il évoluait en Formule 3 européenne, il avait frappé Callum Ilott après une altercation dans le paddock. Le Britannique avait subi des blessures au visage et Mazepin avait été suspendu pour une course.
Quelques mois avant ses débuts en F1, une autre controverse avait éclaté après la publication sur son compte Instagram d’une vidéo dans laquelle il touchait de manière déplacée une femme assise à l’arrière d’une voiture. Haas avait publiquement condamné son comportement, tandis que Mazepin avait présenté ses excuses.
Sur la piste, son adaptation à la F1 avait également été difficile. Il avait accumulé les erreurs et les incidents au volant d’une Haas VF-21 particulièrement peu compétitive, sans jamais parvenir à rivaliser régulièrement avec Schumacher.




