Entre incertitude géopolitique et calendrier chargé, la F1 cherche une solution pour Bahreïn 2026 et prépare déjà plusieurs alternatives.

Alors que le dossier semblait presque refermé, la Formule 1 garde encore une porte ouverte. Annulé au printemps en raison de la dégradation de la situation sécuritaire au Moyen-Orient, le Grand Prix de Bahreïn 2026 n’a toujours pas été officiellement rayé des tablettes pour une éventuelle reprogrammation. Les dirigeants du championnat continuent d’étudier les solutions possibles pour préserver cette manche importante du calendrier.
Initialement programmé du 10 au 12 avril comme quatrième rendez-vous de la saison 2026, le Grand Prix de Sakhir avait été annulé en urgence, entraînant également l’annulation du Grand Prix d’Arabie saoudite prévu la semaine suivante. C’est la conséquence de la dégradation rapide de la situation au Moyen-Orient et des risques liés aux tensions militaires dans la région.
Pour autant, la Formule 1 n’a pas définitivement abandonné l’idée d’un retour de Bahreïn cette année et préfère encore jouer la carte de la patience.
Si plusieurs médias spécialisés ont récemment affirmé que le projet de reprogrammation avait été abandonné après des discussions avec les équipes, la situation serait en réalité moins tranchée.
Selon Express Sport, les responsables de la F1 n’ont pas encore pris de décision finale et continuent d’évaluer la possibilité d’organiser la course au mois d’octobre. L’amélioration temporaire des relations entre les États-Unis et l’Iran avait laissé espérer une évolution favorable, avant que la reprise des tensions ne complique à nouveau la situation.
Le contexte reste évidemment très incertain et rien ne garantit aujourd’hui que les conditions permettront un retour de la Formule 1 à Sakhir cet automne. La direction du championnat rappelle également que l’annulation initiale n’avait été décidée que quelques semaines avant l’événement, laissant encore une marge pour ajuster le calendrier.
Si une reprogrammation en 2026 devait finalement devenir impossible, Bahreïn ne disparaîtrait pas pour autant du calendrier. Le circuit de Sakhir bénéficie d’un engagement de longue durée avec la Formule 1. Signé il y a quatre ans, cet accord garantit la présence du Grand Prix jusqu’en 2036 au moins, ce qui assure son retour dès la saison prochaine en cas d’absence cette année.
Mais l’incertitude autour de Bahreïn ne concerne pas uniquement cette épreuve. Les Grands Prix du Qatar et d’Abou Dhabi, prévus en fin de saison, restent également dépendants de l’évolution de la situation dans la région. Une éventuelle annulation de plusieurs rendez-vous au Moyen-Orient obligerait alors la F1 à revoir son calendrier et à trouver rapidement des solutions de remplacement.
Dans cette hypothèse, plusieurs pistes commencent déjà à circuler. Selon GPBlog, les circuits de Portimão et de Bakou figureraient parmi les options envisagées pour compléter le calendrier si des changements devenaient nécessaires. Le tracé portugais de l’Algarve, apprécié des pilotes depuis son apparition au calendrier pendant la pandémie de Covid-19, représente une alternative naturelle pour organiser une nouvelle manche européenne.
L’autre scénario évoqué concerne Bakou, avec la possibilité d’un deuxième rendez-vous sur le circuit urbain d’Azerbaïdjan afin de compenser une éventuelle modification du calendrier.
Pour l’instant, aucune décision officielle n’a toutefois été annoncée. La Formule 1 continue donc d’attendre l’évolution de la situation, en espérant pouvoir maintenir son programme initial et retrouver Bahreïn sur son calendrier 2026.




















