À vingt jours du Grand Prix d’Australie de Formule 1, Honda reconnaît un retard technique qui place Aston Martin face à une course contre la montre

À seulement vingt jours du coup d’envoi de la saison 2026 à Melbourne, le silence qui entoure habituellement les motoristes japonais a laissé place à une franchise presque désarmante. Shintaro Orihara, le General Manager de Honda F1, a pris la parole pour dresser le bilan de la première salve d’essais à Bahreïn.
Entre les lignes de son rapport technique, on ne lit pas seulement des chiffres, mais le récit d’une course contre la montre pour une écurie Aston Martin qui, malgré l’aura d’Adrian Newey, semble encore chercher ses marques dans la complexité électrique de cette nouvelle ère.
Avec seulement 206 tours bouclés en trois jours, le constat comptable est sans appel : le duo nippo-britannique ferme la marche en termes de kilométrage. Là où certains concurrents ont transformé le tracé de Sakhir en autoroute de données, Honda et Aston Martin ont dû composer avec les réalités d’une intégration châssis-moteur qui ne se fait pas sans douleur.
Orihara ne s’en cache d’ailleurs pas, admettant que l’équipe est encore en phase de « rattrapage ». Ce faible roulage n’est pas un choix stratégique, mais le signe que les ingénieurs de Sakura et de Silverstone ont dû s’arrêter plus souvent que prévu pour autopsier un package qui refuse encore de livrer tout son potentiel.
Le véritable champ de bataille de cette semaine s’est situé au cœur même du logiciel de gestion de l’énergie. Les nouvelles règles de 2026 imposent un tel équilibre entre la charge et le déploiement de la batterie que piloter l’AMR26 revient à résoudre un Rubik’s Cube à 300 km/h.
Orihara souligne que cette première session a été consacrée à l’apprentissage de cette nouvelle philosophie, où le comportement de la voiture change radicalement selon la manière dont l’électricité est récoltée. C’est un travail de l’ombre, ingrat et complexe, qui explique pourquoi nous n’avons pas encore vu Fernando Alonso ou Lance Stroll s’attaquer au chronomètre de manière frontale.
Malgré ce retard à l’allumage, une forme de sérénité émane du clan Honda. Orihara assure que les points de friction ont été clairement identifiés, tant au Japon que sur le circuit. L’alliance entre HRC et Aston Martin est encore jeune, et ces trois premiers jours ont servi de baptême du feu pour leur collaboration opérationnelle.
Le suspense est maintenant entier pour la deuxième session de tests qui débute dès ce mercredi 18 février. Ce sera l’heure de vérité : soit Honda parvient à stabiliser son unité de puissance pour permettre à l’AMR26 de dévorer les kilomètres, soit le départ pour l’Australie se fera sous une tension maximale, avec le spectre d’un manque de fiabilité pour l’un des mariages les plus attendus de l’histoire de la F1.
AMR26 in motion. pic.twitter.com/oR6AqZZ8jj
— Aston Martin Aramco F1 Team (@AstonMartinF1) February 14, 2026






















Pas de soucis toutes étoiles sont alignées !
Nous verrons les verts vite être dans le top 10 !!!!!!