La championne de la F1 Academy franchit un cap chez Mercedes, avec un travail technique en coulisses et un possible roulage à venir.

Invitée de marque lors de la soirée des Awards sur Canal+, Doriane Pin a profité du direct pour esquisser les contours de son avenir. Si la championne de la F1 Academy conserve un ancrage fort en Endurance, elle a confirmé franchir un cap décisif avec l’écurie Mercedes. Entre le simulateur à Brackley et un potentiel test grandeur nature, la Française change de dimension.
C’est l’information majeure de cette interview : la relation entre Doriane Pin et l’équipe de Formule 1 Mercedes n’est pas une affaire de marketing ou de représentation. Elle est très technique. La pilote a révélé avoir débuté le travail dans le simulateur F1 de l’écurie la semaine dernière.
Cet outil est le nerf de la guerre pour les équipes modernes. Y avoir accès signifie que Mercedes intègre Doriane Pin dans son processus de développement ou, a minima, d’évaluation sérieuse. Le simulateur permet de corréler les données de piste et de préparer les réglages des monoplaces de George Russell et Kimi Antonelli. Pour la Française, c’est l’occasion d’apprendre les procédures complexes d’un volant de F1 loin des caméras.
Mais la révélation ne s’arrête pas là. « Si tout se passe bien, il y aurait un test qui serait planifié », a-t-elle glissé au micro de Julien Fébreau. Il s’agirait vraisemblablement d’un roulage dans le cadre du programme TPC (Testing of Previous Cars), qui autorise les écuries à faire rouler des monoplaces d’il y a deux ans. Ce serait une étape symbolique et sportive immense, validant son statut au sein de la filière junior des Flèches d’Argent.
Si la F1 se rapproche, Doriane Pin garde la tête froide et une vision pragmatique de sa carrière. La monoplace n’est pas l’unique voie. La “Pocket Rocket” a réaffirmé son ambition de briller dans la discipline qui l’a révélée : l’Endurance.
Pour la saison 2026, les discussions s’orientent vers la catégorie reine : l’Hypercar. « C’est le projet à court terme », confirme-t-elle. Viser un baquet dans la classe supérieure aux 24 Heures du Mans est une suite logique pour celle qui a déjà impressionné en LMP2 et en GT3.
Cette stratégie de la double casquette est intelligente. Les prototypes Hypercar actuels, avec leurs systèmes hybrides sophistiqués et leur appui aérodynamique massif, sont d’excellentes écoles pour tout pilote. Ils permettent d’accumuler de l’expérience en gestion de trafic et de pneus sur des courses longues, tout en restant connectée à la performance pure via le programme F1 de Mercedes.
Doriane Pin ne choisit pas entre le rêve de la F1 et la réalité de l’Endurance : elle construit un profil de pilote complet, capable de performer au sommet dans les deux mondes.
🗣️ « J’ai commencé le simulateur de F1 »
— CANAL+ F1® (@CanalplusF1) December 15, 2025
Doriane Pin nous parle de ses projets pour 2026 🤩#F1 pic.twitter.com/WafxuAlsXL