Après son départ de Red Bull, Christian Horner rebondit chez Oakley Capital tout en gardant clairement la Formule 1 dans son viseur.

Christian Horner n’a pas encore retrouvé un muret des stands, mais il revient déjà dans le jeu. Libre depuis la fin de sa période de préavis après son départ de Red Bull, l’ancien patron de Milton Keynes vient d’obtenir son premier rôle officiel depuis sa sortie de la Formule 1.
Le Britannique rejoint Oakley Capital comme conseiller sur la stratégie d’investissement dans le sport premium. Une manière pour lui de rester au cœur d’un univers qu’il connaît parfaitement : les marques sportives à forte valeur, les projets sous-exploités et les actifs capables de prendre énormément de poids avec le bon leadership.
Oakley Capital possède déjà des intérêts dans plusieurs projets liés au sport, notamment dans le golf, le padel et la voile, avec le défi britannique pour l’America’s Cup mené par Ben Ainslie.
Pour Peter Dubens, fondateur et associé gérant d’Oakley, l’arrivée de Horner doit permettre d’accélérer cette stratégie. Il voit en lui un dirigeant capable d’identifier des opportunités encore sous-commercialisées et de les transformer en projets beaucoup plus ambitieux.
Horner, lui, présente cette nouvelle mission comme une suite logique. Le sport attire des audiences mondiales toujours plus larges, les pratiques se développent, et les investisseurs cherchent désormais des marques capables de dépasser leur simple terrain de jeu initial.
Une étape avant le vrai objectif ?
Difficile toutefois de voir ce rôle comme une rupture avec la Formule 1. Il ressemble plutôt à une position d’attente très utile pour Horner.
Depuis son départ de Red Bull, le Britannique est régulièrement associé à plusieurs dossiers. Le plus concret concerne Alpine, où les 24 % détenus par Otro Capital suscitent de nombreuses convoitises. Horner mènerait un groupe d’investisseurs intéressé par cette participation, même si Renault devra évaluer avec prudence les conséquences politiques d’un tel choix.
L’autre piste est encore plus spectaculaire : BYD. Le constructeur chinois souhaite entrer en Formule 1 et ne semble pas vouloir se contenter d’un simple rôle d’actionnaire minoritaire. La marque viserait plutôt un projet constructeur à part entière, avec l’ambition de devenir un jour la douzième équipe de la grille.
La présence de Christian Horner à un événement BYD à Cannes, aux côtés de Stella Li, vice-présidente du groupe, n’a évidemment pas calmé les spéculations. Le Britannique multiplie les contacts et semble chercher le bon point d’entrée pour revenir dans le paddock avec un projet à sa mesure.
Son arrivée chez Oakley Capital peut donc se lire de deux façons. Officiellement, Horner devient conseiller dans le sport business. Officieusement, il renforce surtout son positionnement dans un monde où la F1 est désormais autant une affaire de performance que de valorisation, de partenaires industriels et de capitaux.
Après vingt ans à construire l’empire Red Bull, Christian Horner ne semble pas vouloir revenir pour jouer un rôle secondaire. Son nouveau poste lui permet déjà de rester proche des investisseurs. On verra si cette nouvelle étape servira simplement de rebond… ou de tremplin vers son retour en Formule 1.
🚨BREAKING | Christian Horner Takes on New Role Amid F1 Speculations:
— This is Formula 1 (@ThisIsFormu1a1) May 21, 2026
— Christian Horner has been appointed as a special advisor on "investments in premium sports" for Oakley Capital, a prominent private equity investor. Horner expressed his enthusiasm for the role, noting the… pic.twitter.com/bfOlW2Y6YW





















