Norris en tête à Bahreïn, Verstappen en patron sur la durée : ce que le jour 1 révèle déjà sur l’équilibre réel des forces en 2026.

Les chronos ne disent jamais toute la vérité en essais, mais ils racontent toujours quelque chose. Après cette première journée à Bahreïn, une chose est claire : la saison 2026 ne ressemblera pas à une promenade de santé.
Pendant des heures, Max Verstappen a donné le tempo. Matinée maîtrisée, relais longs, régularité impressionnante. Puis le soleil est tombé sur Sakhir. C’est le moment que Lando Norris a choisi pour sortir les griffes. 1:34.669 ! Un tour propre, posé, au moment où la piste offrait le plus d’adhérence. Verstappen réplique en fin de séance. Il améliore, mais il reste à 0,129 seconde.
Le classement final place Norris devant Verstappen et Leclerc. Sur le papier, McLaren démarre en tête. En réalité, cela signifie surtout que l’écart est minuscule… et que personne ne se cache totalement.
Ce qui frappe surtout, c’est la montée en puissance progressive de la McLaren dans l’après-midi. D’abord discrète, puis de plus en plus incisive à mesure que les conditions évoluaient. Une gestion de programme maîtrisée.
Verstappen envoie un message plus important que son chrono
Si Norris signe le meilleur temps, la démonstration la plus lourde de sens vient peut-être du stand Red Bull. Verstappen a bouclé 136 tours, plus que quiconque. Pas d’arrêt prolongé, pas de problème majeur, et surtout, une exploitation très efficace du nouveau groupe propulseur Red Bull Ford Powertrains.
Plusieurs observateurs du paddock ont noté la fluidité de l’énergie électrique déployée en ligne droite. En 2026, avec des unités hybrides profondément modifiées et davantage de puissance électrique disponible, c’est un indicateur clé. En clair : Red Bull n’a pas seulement été rapide. Elle a semblé prête.
Ferrari solide, mais prudente
Charles Leclerc termine troisième à un peu plus d’une demi-seconde. Il a pris le relais de Lewis Hamilton après la pause déjeuner. Le Britannique avait ouvert le bal le matin dans des conditions venteuses compliquées.
Ferrari n’a pas cherché le coup d’éclat. Le rythme est propre, les relais cohérents, les longs runs discrets mais constants. On sent une approche méthodique, presque conservatrice.
Leclerc a connu un léger écart à la sortie du virage 9, sans conséquence. Rien d’inquiétant. La Scuderia semble concentrée sur la compréhension aérodynamique plutôt que sur la hiérarchie immédiate.
Mercedes et Alpine déjà confrontées aux premiers accrocs
La journée n’a pas été aussi linéaire ailleurs.
Chez Mercedes, Kimi Antonelli a perdu une large partie de l’après-midi après la détection d’un problème lié aux ajustements de réglages. L’Italien n’a bouclé qu’une trentaine de tours. À ce stade, impossible d’en tirer des conclusions sportives, mais chaque heure perdue en essais pèse lourd.
Alpine a également connu un matin perturbé, limitant Franco Colapinto à 28 tours. L’équipe française a ensuite retrouvé un rythme plus normal avec Pierre Gasly.
Aston Martin, de son côté, a interrompu la séance de Lance Stroll par précaution après une anomalie détectée sur l’unité de puissance. Là encore, phase d’analyse plutôt que panique.
Ces premiers petits incidents rappellent que 2026 marque un changement technique majeur. Les nouvelles aérodynamiques, la gestion électrique renforcée et les nouveaux modes moteur complexifient l’ensemble. La fiabilité sera déterminante.
Haas et Williams en quête de crédibilité
Esteban Ocon place sa Haas au quatrième rang, avec plus de 100 tours au compteur. Une journée productive pour une équipe qui doit prouver sa stabilité après une saison irrégulière.
Williams, absente lors du shakedown de Barcelone, avait besoin de kilomètres. Mission accomplie : l’équipe termine parmi celles ayant le plus roulé. La priorité était claire — accumuler des données.
En essais hivernaux, le nombre de tours est parfois plus révélateur que la position au classement.
Ce que cette première journée suggère vraiment
Trois enseignements émergent. D’abord, l’écart entre McLaren et Red Bull semble infime. On retrouve la tension de la saison passée, avec des chronos qui se répondent à distance.
Ensuite, la fiabilité initiale de Red Bull et la régularité de Verstappen envoient un signal fort. Même sans meilleur temps, l’impression laissée est celle d’une machine déjà aboutie.
Enfin, le changement réglementaire de 2026 n’a pas bouleversé la hiérarchie au point de tout redistribuer… du moins pas encore. Les grandes équipes restent devant, mais l’écart n’est pas figé.
Il ne s’agit que d’un premier jour. Les charges de carburant sont inconnues, les programmes restent secrets, et certains masquent encore leur véritable rythme.
| 1 | Lando Norris | 1:34.669 |
| 2 | Max Verstappen | +0.129 |
| 3 | Charles Leclerc | +0.521 |
| 4 | Esteban Ocon | +0.909 |
| 5 | Oscar Piastri | +0.933 |
| 6 | George Russell | +1.439 |
| 7 | Lewis Hamilton | +1.764 |
| 8 | Pierre Gasly | +2.096 |
| 9 | Nico Hulkenberg | +2.192 |
| 10 | Alexander Albon | +2.768 |
| 11 | Kimi Antonelli | +2.960 |
| 12 | Arvid Lindblad | +3.276 |
| 13 | Carlos Sainz | +3.552 |
| 14 | Sergio Perez | +4.159 |
| 15 | Gabriel Bortoleto | +4.202 |
| 16 | Valtteri Bottas | +4.481 |
| 17 | Lance Stroll | +5.214 |
| 18 | Franco Colapinto | +5.661 |
That's a wrap for the first day of pre-season testing with Lando Norris fastest overall! We shall see you tomorrow at 11 AM right here at BIC for day two of testing!#F1 #BahrainGP #F1Testing pic.twitter.com/zhrrb7mUqV
— Bahrain Int. Circuit (@BAH_Int_Circuit) February 11, 2026





















