Le pilote Cadillac, Valtteri Bottas, débute 2026 avec cinq places de pénalité héritées d’Abu Dhabi 2024, malgré une règle désormais modifiée.

Mise à jour : La pénalité a été annulée. Pour en savoir plus, lisez notre article en cliquant ici.
Le 8 mars prochain, la Formule 1 fera sa rentrée à Melbourne pour ouvrir la saison 2026. Si l’attention se porte légitimement sur la nouvelle donne réglementaire et les débuts très attendus de l’écurie américaine Cadillac, le volet disciplinaire s’invite déjà dans les garages. Deux pilotes abordent en effet ce premier rendez-vous avec un passif administratif à gérer en piste.
15 mois plus tard, la sanction de Bottas sera bien appliquée. C’est une situation que l’ancien champion du monde Damon Hill a sobrement qualifiée de ridicule sur son compte Instagram.
L’historique remonte à la fin de la saison 2024, lors du Grand Prix d’Abu Dhabi. Valtteri Bottas, alors chez Sauber, s’était accroché avec Kevin Magnussen, provoquant son propre abandon. La sanction de la direction de course fut un recul de cinq places sur la grille. Le Finlandais ayant passé l’année 2025 sur la touche, cette pénalité n’a techniquement jamais été purgée.
Aujourd’hui, alors qu’il s’apprête à faire son retour en tant que titulaire chez Cadillac aux côtés de Sergio Perez, Bottas devra s’acquitter de cette sanction vieille de 15 mois. La situation a suscité quelques interrogations dans le paddock, notamment parce que la FIA a récemment modifié son règlement pour 2026, stipulant que les pénalités non purgées dans un délai de 12 mois seraient désormais effacées.
Interrogé par RacingNews365, un porte-parole de la fédération a clarifié l’application stricte de la règle : « Actuellement, la pénalité est maintenue, car il n’existe aucun mécanisme permettant de modifier rétroactivement la pénalité qui a été appliquée en vertu du règlement en vigueur à l’époque. Le changement de règlement vise à éviter des situations anormales similaires à l’avenir. »
Bottas commencera donc son aventure chez Cadillac avec un recul de cinq places sur la grille de l’Albert Park, la FIA appliquant à la lettre la temporalité de son propre code sportif.
La licence d’Ollie Bearman dans la zone rouge
Si Valtteri Bottas a vu le solde de ses points de pénalité sur sa Super Licence remis à zéro grâce à son année sabbatique, la situation est beaucoup plus tendue pour Ollie Bearman.
Durant sa première saison complète en tant que titulaire, le jeune pilote Haas a accumulé 10 points de pénalité. Pour rappel, la réglementation fixe un plafond strict de 12 points sur une période glissante de 12 mois ; l’atteinte de ce seuil déclenchant automatiquement la suspension du pilote pour un Grand Prix.
Ses premiers points n’expireront que fin mai. D’ici là, il devra traverser les six premières manches avec une marge d’erreur minimale. La moindre nouvelle infraction pourrait entraîner une suspension pour un Grand Prix.





















