Le patron de Mercedes, Toto Wolff, s’en prend aux ingénieurs des équipes de fond de grille après le chaos des drapeaux bleus au Grand Prix de Hongrie.

Le Grand Prix de Hongrie a laissé des traces, y compris chez Mercedes. Au terme d’un week-end compliqué sur le Hungaroring, Toto Wolff a perdu son habituel flegme. Agacé par le dysfonctionnement du système automatisé des drapeaux bleus et par le comportement de certaines équipes de fond de grille, le patron de Mercedes a qualifié plusieurs ingénieurs de « Teletubbies ».
L’épreuve hongroise, remportée par Lando Norris devant Max Verstappen et Kimi Antonelli, a été marquée par une série de confusions lorsque les leaders ont commencé à prendre un tour aux retardataires Un dysfonctionnement du système automatisé chargé d’avertir les pilotes de l’arrivée des voitures plus rapides, en est la cause principale.
Le problème est apparu au grand jour lorsque plusieurs pilotes de tête, dont Lando Norris et Kimi Antonelli, ont expliqué avoir reçu par erreur des signaux de drapeau bleu alors qu’ils évoluaient pourtant dans le tour du leader.
Cette confusion a compliqué la gestion des retardataires et a même contribué à l’un des faits marquants de la course : le contact entre Oscar Piastri et Carlos Sainz, alors que le pilote McLaren tentait de prendre un tour à la Williams. L’incident a ruiné les chances de victoire de l’Australien, finalement contraint à l’abandon quelques tours plus tard sur un problème de boîte de vitesses.
Chez Mercedes, ce cafouillage a également perturbé la lutte pour le podium entre Kimi Antonelli et Lewis Hamilton.
Au micro de Sky Sports, Toto Wolff s’en est directement pris aux ingénieurs des équipes de fond de grille, qu’il estime responsables d’un manque de communication avec leurs pilotes. « Il y avait le système de signalisation des commissaires qui ne fonctionnait pas, et des voitures à l’arrière qui défendaient face à la bagarre entre Lewis et Kimi. C’est proprement scandaleux de la part de ces ingénieurs “Teletubbies” assis sur le muret des stands de ces équipes, incapables de dire à leurs pilotes ce qui se passe derrière ! »
Cette sortie médiatique est venue conclure un week-end particulièrement compliqué pour l’écurie de Brackley. Entre la pénalité infligée à Kimi Antonelli après les qualifications pour un ralentissement insuffisant sous drapeau jaune, les problèmes techniques rencontrés par George Russell — victime d’un souci moteur en qualifications puis d’un problème d’anti-stall au départ — et plusieurs erreurs opérationnelles, Mercedes a connu un Grand Prix loin d’être idéal.
Malgré ces contretemps, l’équipe repart tout de même avec une troisième place pour Antonelli et une solide remontée de Russell jusqu’à la septième position. « Au final, je ne suis pas satisfait de toute cette situation aujourd’hui », a reconnu Wolff.
Le patron autrichien a toutefois tenu à retenir le positif avant la trêve estivale. « Mais quand je serai calmé, je réaliserai qu’on empoche une avance solide au championnat pilotes avant la trêve estivale, et une belle marge chez les constructeurs. C’est le mérite d’une voiture rapide et d’une grande équipe. Parfois nous n’avons pas de chance, comme aujourd’hui avec la VSC, mais nous ne sommes pas assez bons en matière de fiabilité. »
Malgré un week-end mouvementé, Mercedes quitte donc Budapest avec le sourire sur le plan comptable. Kimi Antonelli conserve 50 points d’avance en tête du championnat du monde, tandis que l’écurie allemande aborde la pause estivale avec 72 longueurs d’avance sur Ferrari au classement des constructeurs.
🗣️ Blue flag system problems are no excuse for backmarkers getting in the leaders' way, reckons a very unimpressed Toto Wolff (speaking to DAZN España) pic.twitter.com/Ok4M0YDjXi
— The Race (@wearetherace) July 26, 2026




















