Villeneuve sur les règles 2026 : Arrêtez de vous plaindre

Pour Jacques Villeneuve, la nouvelle réglementation 2026 de la F1 a produit une course intéressante à Melbourne malgré les critiques.

C’est le propre de Jacques Villeneuve : là où le paddock s’insurge, lui prend le contre-pied. Pendant que Max Verstappen et Lando Norris multiplient les piques contre une F1 2026 jugée « artificielle », le champion du monde 1997 range son costume de puriste pour défendre la nouvelle ère.

Jacques Villeneuve n’a jamais eu peur de l’impopularité. La grogne monte chez les pilotes face à la complexité des nouvelles monoplaces, mais qu’à cela ne tienne ! Le Québécois a profité de l’ouverture de la saison pour dire ce qu’il pense. Pour lui, le Grand Prix d’Australie n’était pas une parodie de course, mais une démonstration de « pilotage cérébral ».

Le duel entre George Russell et Charles Leclerc à Melbourne a servi de révélateur. Là où Verstappen voit une « Formule E sous stéroïdes » ou un jeu de « Mario Kart », Villeneuve y voit l’émergence d’une nouvelle élite capable de dompter l’invisible : la gestion de l’énergie.

« Les meilleurs pilotes trouvent toujours un moyen de tirer avantage des règles », explique Villeneuve. « À Melbourne, on a vu une bataille qui évoluait tour après tour. Ce n’est plus seulement écraser la pédale, c’est savoir quand utiliser son Manual Override et comment régénérer sa batterie. C’est un nouvel ensemble de compétences, et c’était fascinant à observer. »

Pour le Canadien, la F1 ne recule pas, elle se réinvente. Il rappelle que l’introduction du DRS avait suscité les mêmes cris d’orfraie à l’époque, avant de devenir un standard accepté.

Villeneuve aussi a connu les hurlements des V10 et la pression constante que l’on mettait sur l’adversaire pour provoquer l’erreur. Mais il invite les pilotes actuels à sortir de leur zone de confort.

« Si on parle comme un puriste, oui, les V10 me manquent », admet-il. « Mais la course a toujours évolué. Aujourd’hui, le défi est différent : il faut piloter la batterie autant que la voiture. » Ce discours résonne tout particulièrement alors que les écuries clientes de Mercedes (McLaren, Williams) se plaignent justement de ne pas avoir le « mode d’emploi » pour exploiter ce potentiel.

Le circuit de Shanghai, avec sa ligne droite de 1,2 km, sera le test ultime pour valider la thèse de Villeneuve. Si la gestion de l’énergie est effectivement le nouveau terrain de jeu des champions, c’est ici que l’on verra qui, de Mercedes ou de Ferrari, possède la meilleure « intelligence de course ».

Author: Patrick Angler, Rédacteur en Chef
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