Deuxième sur la grille, Verstappen retient surtout le plaisir retrouvé au volant sur un circuit très différent du reste du calendrier.

Max Verstappen n’a certes pas décroché la pole position à Monaco. Battu de seulement 43 millièmes par Andrea Kimi Antonelli au terme d’une séance particulièrement disputée, le pilote Red Bull est pourtant ressorti des qualifications avec un sentiment qu’il n’avait plus vraiment connu depuis le début de la saison.
Depuis plusieurs mois, le quadruple champion du monde multiplie les critiques à l’égard de la génération actuelle de monoplaces. Plus précisément, c’est la manière dont elles doivent être pilotées qui lui pose problème. Entre les phases de recharge d’énergie, les compromis imposés par les nouveaux groupes motopropulseurs et la gestion permanente nécessaire sur un tour lancé, Verstappen déclare régulièrement que la Formule 1 s’éloigne de ce qui fait l’essence même du pilotage.
À Monaco, il a retrouvé quelque chose qui lui manquait. Le tracé de la Principauté réduit naturellement l’importance de la puissance pure et de la gestion énergétique. Les pilotes peuvent davantage se concentrer sur leurs trajectoires, leur vitesse de passage et leur engagement dans les virages. Une approche beaucoup plus instinctive, que Verstappen affectionne particulièrement.
« Quand on peut attaquer à fond et simplement choisir les rapports que l’on veut utiliser dans les virages, c’est toujours mieux », a-t-il expliqué après la séance. « J’ai enfin eu l’impression de retrouver mes sensations dans la voiture », a poursuivi le Néerlandais.
Cette déclaration résume à elle seule le malaise qu’il exprime régulièrement depuis l’introduction des nouvelles règles. Pour Verstappen, une Formule 1 doit avant tout récompenser l’attaque et l’instinct du pilote. À Monaco, il a eu le sentiment de retrouver une partie de cette philosophie.
Cela ne l’empêche pas de voir des progrès dans les voitures actuelles. Le pilote Red Bull estime notamment que les nouvelles règles châssis vont dans la bonne direction, avec des monoplaces plus compactes et une meilleure visibilité à l’approche des points de corde. Son enthousiasme est d’autant plus notable que Red Bull semblait loin du compte vingt-quatre heures plus tôt. Vendredi, l’équipe autrichienne apparaissait incapable de rivaliser avec Ferrari sur un tour.
Même samedi matin, Verstappen n’imaginait pas se battre pour la pole. « Nous étions à neuf dixièmes. Je pensais que nous allions progresser avant les qualifications, mais certainement pas nous battre pour la pole », a-t-il reconnu. L’objectif était alors simplement de sauver une place dans le top 5. Au fil des qualifications, le comportement de la RB22 s’est toutefois amélioré, permettant au champion du monde de se mêler à la lutte pour la première place jusqu’aux derniers instants.
Tout n’est pas encore parfait. Verstappen reconnaît que sa voiture reste délicate sur certains vibreurs et dans les portions les plus bosselées du circuit. Mais après les doutes affichés depuis le début du week-end, cette première ligne a presque le goût d’une victoire. Surtout, Monaco lui a offert quelque chose de plus précieux qu’une pole position : la confirmation que certaines caractéristiques du pilotage qu’il défend depuis des mois ont toujours leur place en Formule 1.
You can park there, mate 🙂↕️#F1 || #MonacoGP 🇲🇨 pic.twitter.com/sgm1D2xbrL
— Oracle Red Bull Racing (@redbullracing) June 6, 2026





















